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Les 7 conseils d'un pro pour réduire le risque d'accident de tracteur

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Une démonstration de renversement de tracteur a été proposée via un simulateur aux participants. Crédits : © Aurélia Brachet

Une journée de prévention autour de la conduite des tracteurs organisée par la MSA Auvergne s'est tenue, mardi 18 mars à Sardon. Deux ateliers théoriques ont permis d'aborder différents sujets, mais également de donner des conseils pour réduire les accidents au quotidien.

1. Même un tracteur fait pour la pente peut se renverser

En premier lieu, le formateur Mathieu Razy a tenu à rappeler que les contraintes liées à la conduite de tracteurs ont été créées « parce qu'il y a des morts, des gens qui se font tuer par leur propre tracteur. Même un tracteur fait pour la pente peut se renverser ». Il faut donc rester conscient de ce qu'il peut se passer, mais sans avoir peur, car cela peut créer du stress. Aussi, personne ne peut calculer à l'avance l'angle de basculement d'un tracteur, encore moins s'il est en mouvement « ou s'il transporte du liquide ».

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2. Trois causes majeures d'accidents

Parmi les différentes causes d'accidents, on en retrouve trois principales auxquelles il faut prêter particulièrement attention. Tout d'abord, une vitesse inadaptée, notamment en virage ou en rond-point, mais aussi un problème d'inattention. L'exemple des jeunes apprentis ou salariés utilisant leur téléphone au volant a notamment été donné. Enfin, l'état du chauffeur est également à prendre en compte, qu'il soit fatigué après une longue journée, qu'il ait consommé de l'alcool ou qu'il soit stressé.

 

3. Anticiper et manager correctement

En cas de chantier long, tel que l'ensilage, le formateur préconise de faire les zones les plus compliquées (pente) le matin pour maximiser son attention. Si vous employez des salariés, il est important de vérifier leur état et leur concentration. Tâchez également de ne pas forcer un employé à faire une tâche dans laquelle il ne se sent pas à l'aise.

 

4. Attention aux engins spécifiques

Parmi les tracteurs impliqués dans les renversements, 64 % sont des tracteurs standards, 19 % des tracteurs étroits et 8 % des enjambeurs, alors même que ces derniers sont très peu vendus. « Dès qu'on a un engin un peu plus spécifique, le risque est plus grand. Le renversement arrive dans une situation instable, où le centre de gravité a été déplacé », explique Mathieu Razy. On citera notamment l'épandage, l'ensilage, le débardage ou encore le transport de vendange sur route.

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5. Ne rien laisser traîner dans la cabine

On a parfois tendance à oublier que toutes les choses optionnelles qui se trouvent dans la cabine peuvent s'envoler... et nous retomber sur la tête. C'est pourquoi le formateur a insisté sur le fait de ne rien laisser traîner dans la cabine du tracteur. Il a notamment donné pour exemple un accident qui s'est produit lorsqu'une bobine de fil posée dans l'habitacle a glissé et s'est retrouvé sous la pédale de frein, empêchant le conducteur de s'en servir au moment opportun.

 

6. Ne pas essayer de rattraper un tracteur qui avance

Un frein à main permet de retenir un véhicule jusqu'à 12 % de pente. Au-delà, ce n'est plus suffisant pour l'immobiliser. « On peut être tenté de le rattraper s'il se sauve, mais vous avez 9 chances sur 10 de passer sous la roue, il faut donc bien évaluer les risques. » Dans certains cas, il sera donc plus prudent de le laisser glisser jusqu'au bout que d'essayer de monter dedans pour le stopper.

 

7. Un tracteur = une personne à bord

Le siège que beaucoup considèrent comme le siège passager n'est en fait qu'un siège d'appoint. « Du point de vue de l'assurance, un tracteur n'a qu'une place, la deuxième personne n'est donc pas couverte en cas d'accident. » Il convient donc de rester vigilant à ce sujet et de ne pas monter à plus d'une personne par engin.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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