Société de services en ingénierie informatique, le groupe français Capgemini compte près de 70 000 salariés dans une trentaine de pays des cinq continents. En 1988, il a ouvert à Clermont-Ferrand un centre spécialisé dans la maintenance des applications informatiques des clients du groupe qui emploie aujourd’hui 250 personnes (effectif qui va passer à trois ans en fin d’année). Il a choisi Aurillac pour ouvrir sa première antenne auvergnate en dehors de la capitale régionale. Deux collaborateurs ont été recrutés sur place début mai et installés au village d’entreprises de Tronquières. Une antenne de proximité du centre de Clermont
“C’est un événement considérable. C’est en effet la première fois
qu’une société de services de cette ampleur s’installe à Aurillac”,
relève Bernard Bouniol, président de la Chambre de commerce et
d’industrie. Il recevait la semaine dernière Olivier Bouttes,
responsable du centre Capgemini de Clermont-Ferrand, et ses
collaborateurs, venus officialiser la création de l’antenne
cantalienne. Pourquoi le Cantal ? Les attaches qu’y ont Olivier Bouttes
(dont l’épouse est cantalienne) et son collaborateur cantalien
Pierre-Jean Auriol, chargé du projet, n’y sont sans doute pas pour
rien, avance Bernard Bouniol. “Notre idée est d’apporter aux PME de
notre territoire régional les compétences et les services que nous
avons développés à Clermont”, explique Olivier Bouttes, en insistant
sur la “culture de la proximité” qui anime le groupe, présent dans plus
de 40 villes en France. Deux collaborateurs ont été recrutés à Aurillac
début mai. Ils travaillent actuellement pour le Crédit agricole
Centre-France, dont la commande aura été l’élément déclencheur de la
création de cette “antenne de proximité”. Ils ont également été
sollicités par le groupe coopératif Altitude, et ont entrepris de
démarcher les entreprises du département.
“Accompagner le désenclavement numérique”
“Nous sommes en mesure de faire intervenir d’autres collaborateurs dont
les compétences seraient nécessaires, à partir d’autres sites, en
particulier celui de Clermont-Ferrand, pour des prestations demandant
une expertise ponctuelle”, précise Olivier Bouttes. Il ajoute que les
prestations proposées par Capgemini “s’adressent à toutes les tailles
d’entreprises”, les PME représentant 60 % de la clientèle du groupe.
Cette offre de services se décline au travers de quatre métiers qui
touchent en particulier au conseil, au développement d’applications
informatiques, et plus globalement la conception et la maintenance des
systèmes d’information. “Nous venons ici pour accompagner le
désenclavement numérique, qui ne sert à rien si on ne se dote pas
d’outils au bout du fil”, commentent les représentants de Capgemini.
Bernard Bouniol estime d’ailleurs que des besoins importants vont
apparaître, en assurant qu’il s’agit d’une activité nouvelle, qui ne
viendra pas concurrencer des entreprises existantes. Olivier Bouttes
parie quant à lui sur la création d’un à deux emplois supplémentaires à
Aurillac d’ici la fin de l’année.
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