« Les filières ont une fonction de stabilisateur des prix alimentaires. Mais c’est une caractéristique du modèle français », assure Philippe Chalmin, président de l’Observatoire des prix et des marges. « Dans sa mentalité », cette logique s’explique aussi par « la concurrence qui se joue entre les enseignes sur un secteur concentré, une communication axée sur les prix, la faible remise en cause du système de renégociation anuelle... ». « En Allemagne, les variations sont beaucoup plus transmises au stade consommateur. » Dans un contexte d’instabilité des prix agricoles, il estime légitime d’entrer dans « des logiques de contractualisation », ou au moins de révision des contrats, pour « mieux répartir les ajustements nécessaires, y compris au stade de la consommation ».
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