À eux seuls, les biodéchets pourraient permettre de produire 8 millions de tonnes de fertilisants par an « contenant 70 000 à 95 000 tonnes d'azote, et autant de phosphore », selon la fédération nationale des activités de la dépollution et de l'environnement. « C'est très peu par rapport aux besoins en fertilisants de la France, mais il est important d'arrêter de gaspiller cette ressource, de la valoriser et de gagner en indépendance », soutient Morgane Gorria, membre du collège recyclage organique de la Fnade. Et d'ajouter qu'il s'agit d'un véritable « enjeu pour les agriculteurs, notamment ceux qui n'ont pas d'élevage, car ces fertilisants organiques viendraient en remplacement des engrais minéraux fossiles et importés ». Reste que le retour au sol de ces matières s'accompagne d'interrogations fortes, notamment en matière de contrôle. Il est « primordial de vérifier qu'ils ne véhiculent pas de contaminants - éléments traces métalliques, inertes et impuretés, composés traces organiques et micro-organismes pathogènes - en aval de la chaîne alimentaire mais également dans l'environnement », souligne ainsi la DGCCRF sur son site web.
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