« Cette campagne va marquer les esprits tant au niveau du climat que des hausses de charges. En betteraves, mes rendements sont plutôt corrects. En pommes de terre, au fil des prélèvements, on s’est rendu compte que la végétation souffrait des fortes températures et du manque d’eau. J’évite la catastrophe avec des rendements situés entre 35 et 38 tonnes/hectare.
Dans mon secteur, je n’ai pas la possibilité d’irriguer, la nappe est trop profonde et il n’y a pas de cours d’eau à proximité. Il faudrait une réflexion à l’échelle du territoire car en hiver des terres sont régulièrement inondées à cause des excès de pluie. Une année comme 2022 pose question : dans un coin de ma tête, je m’interroge sur mon assolement futur.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
La pomme de terre est une culture historique sur l’exploitation, je ne me vois pas arrêter. D’autant que j’ai investi récemment dans un bâtiment de stockage ventilé. Je considère que tout le monde doit jouer le jeu, notamment les industriels qui doivent prendre en compte le risque pris par les producteurs à travers une revalorisation des contrats.
L’an prochain, je vais rester sur un assolement similaire mais en baissant un peu la surface en lin. Je me laisse encore deux ou trois ans pour voir si la situation reste compliquée pour mes cultures de printemps et apporter des changements si nécessaire. »
*110 ha de SAU, dont 45 de céréales, 25 de pommes de terre, 15 de lin, 10 de betteraves, 10 de pois de conserve.