L’Alliance Porci d'Oc engage la restructuration

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Les groupements de producteurs porcins Porci d’Oc (Tarn) et Alliance Porc Sud (Aveyron) ont fusionné pour donner naissance à Alliance Porci d’Oc (APO). Yves Da Ros, président de Porci d’Oc, nous explique les raisons d’une restructuration qui concerne l’amont et l’aval de la filière.

LM : Pourquoi avoir engagé un tel rapprochement ?

Yves Da Ros : Le projet datait d’au moins trois ans, mais nous n’avions pas encore réussi à nous mettre d’accord sur les termes de la restructuration. Nos deux groupements ont les mêmes rayons d’action, et il n’était pas rare que nos camions se suivent dans les villages, emmenant des animaux du sud du Tarn se faire abattre à Rodez et d’autres du nord Aveyron pour les descendre à l’abattoir de Lacaune. En centralisant les fonctions logistiques, administratives, commerciales et techniques, nous ferons des économies d’échelle, donc des compressions de frais de structure, et nous pourrons continuer à apporter des services aux éleveurs.

LM : APO pèsera-t-il également plus lourd sur le marché ?

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Y. D.R. : Le nouveau groupement produira 320 000 porcs par an (220 000 provenant d’APS et 100 000 de Porci d’Oc). Son objectif sera de servir au mieux tous ses clients et de se développer pour répondre à toutes les demandes. Les deux OP ont des stratégies communes concernant l’IGP Bayonne et l’AOC Lacaune, et leurs spécificités CCP viande fraîche (APS) ou porcs lourds (Porci d’Oc) seront préservées. Nous garderons les deux abattoirs de Rodez (Aveyron) et Lacaune (Tarn) et développerons des partenariats avec les opérateurs régionaux de transformation. APS (donc APO) détient la société Porc Montagne et la charcuterie Cance, et APO devrait racheter une partie des actions de Spanghero dans la société Roussaly, à Lacaune. Le groupement possédera ainsi 85 % des parts et Spanghero, 15 %.

LM : Quels sont vos projets à court terme ?

Y. D.R. : Le premier conseil d’administration d’APO, au cours duquel nous allons nous répartir les tâches, se tiendra la semaine prochaine. Nous nous donnons jusqu’à fin 2007 pour nous réorganiser, mais nous savons d’ores et déjà que nos produits devront davantage répondre aux nouvelles attentes des consommateurs (UVCI, portions sous vide…), ce qui devrait également accroître leur valeur ajoutée et, espérons-le, entraîner une meilleure valorisation du porc pour les producteurs.

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