Les émissions de méthane issues de la fermentation entérique des animaux d'élevage ont reculé de 47 millions de tonnes équivalent CO2 soit un repli de 22 % par rapport à 1990. A noter que 86 % de ces émissions proviennent de l’élevage bovin. Le rejet des ruminants a été réduit de 21 % en 29 ans. C’est surtout au cours de la première décennie que le repli a été le plus marqué. En revanche, entre 2001 et 2019, la réduction a été plus modérée (- 6 %), alors qu’au même temps le nombre de bovins a diminué de 8 %.
"L’élevage porcin pèse quant à elle pour seulement 2 % de ces émissions alors que le nombre de porcs dans l’UE représente 191 % du cheptel bovins", précise la Commission.
Les émissions dues à la gestion du fumier ont diminué de 23 % soit 17 millions de tonnes d’équivalent CO2. Elles englobent les émissions de méthane (deux tiers en moyenne) et les émissions d'oxyde nitreux (un tiers en moyenne). Les émissions de GES liées à la gestion du lisier de porc ont diminué davantage que celles des bovins. A noter que 44 % et 33 % des émissions de GES liées à la gestions du fumier proviennent respectivement des secteurs bovin et porcin.