La ville va réinjecter l’énergie perdue par ArcelorMittal dans son réseau de chaleur

- - 2 min
Pour Philippe Chapus, d’ArcelorMittal, « l’anticipation et un surinvestissement de la ville à l’époque de la mise en place de sa chaudière facilitent aujourd’hui grandement ce projet ». Crédits : © Sabrina Khenfer

Fin 2015 la municipalité de Saint-Chély-d’Apcher mettait à feu sa chaudière biomasse, dont le réseau de chaleur de 7 km dessert actuellement 28 bâtiments publics (piscine, collèges, hôpitaux, maison de retraite…) et 27 particuliers. Économies d’énergie, circuits courts, 3 500 tonnes de CO2 en moins rejetées chaque année dans l’atmosphère, l’initiative était déjà ambitieuse. Mais dès ses prémices la mairie avait déjà en tête d’aller encore plus loin : « Lorsque la ville a lancé sa délégation de service public pour sa chaudière, explique Rémi Cuer, chargé d’investissement chez Kyotherm, qui portera financièrement cette opération à 5,6 millions d’euros, le cahier des charges stipulait qu’elle devait être implantée à moins de 400 mètres de l’usine ArcelorMittal afin de pouvoir, un jour, récupérer sa chaleur fatale. » Le projet est désormais sur les rails et sera effectif au premier semestre 2018. « Ce raccordement permettra à l’usine de récupérer sa propre chaleur pour chauffer ses bâtiments et l’utiliser dans certains processus industriels, et à la ville de réinjecter le reste dans son réseau. »

 

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1415, du 22 juin 2017, en page 5.

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires