Le concours national aubrac s’est clôturé dimanche 15 octobre à Saint-Flour avec le grand public venu comme une récompense saluer le travail des éleveurs. La capitale de la Haute-Auvergne a, pour la troisième fois de son histoire, réussi sa rencontre avec la race aubrac. 520 animaux étaient présents sur les allées Georges-Pompidou, conduits par 92 éleveurs de sept départements. Quelques Irlandais et Allemands sont venus promener leur curiosité au milieu des travées durant le week-end. Hommes et animaux ont pris place dès le vendredi après-midi dans une joyeuse ambiance de foire. Samedi, les 57 jurés, placés sous la présidence de Bernard de Lapanouze, président de la commission orientation de race à l’Upra, officiaient pour départager les animaux dans les différentes sections alors que le brouillard enveloppait encore la ville. Les trois départements du berceau de race, à savoir l’Aveyron, le Cantal et la Lozère, se sont équitablement partagé les prix de sections. A noter toutefois la performance de la délégation ardéchoise qui décroche deux prix de section en bourrettes avec “Arizona” et en bourrudes avec “Batterie”, toutes les deux à Gilles Benoît.
Les deux prix de famille dans le Cantal
Le premier prix d’ensemble (vacade de plus de 90 vaches) a été remporté
par le Gaec Cissac-Delrieu de Cantoin, devant le Gaec Bonifacie de
Cézens et le Gaec Tardieu de Paulhac. Le podium du deuxième prix
d’ensemble (moins de 90 vaches) se compose de Jean-Claude Ramon
(Laguiole) qui décroche aussi le championnat mâle avec “Paris” ;
Michèle Batifol, du Buisson et le Gaec Dijols de Curières. Le prix de
famille femelles a été attribué au Gaec Raynal d’Anterrieux. Celui de
famille mâle au Gaec Bonifacie de Cézens. Le prix du meilleur index
revient à “Parise” au Gaec Tardieu de Paulhac. “Ce concours est la
vitrine d’un savoir-faire inégalé tant au niveau de la présentation des
animaux que du professionnalisme des éleveurs, déclarait dimanche le
nouveau président de l’Union et de l’Upra aubrac, Henry Peyrac, au
moment du défilé des champions. L’aubrac, par son dynamisme, est un
moteur pour nos territoires”. Elus et responsables agricoles ou simples
curieux, tout le monde s’accordait sur la qualité de l’organisation et
des bêtes préparées depuis plusieurs semaines pour effacer les
séquelles de la sécheresse de cet été.
Une race reconnue et soutenue
A l’image de “Typhon”, taureau de 1 050 kg, parfait exemple de ce qui
est recherché dans la race ou de “Russie”, doublonne de 716 kg,
l’aubrac a parcouru un sacré chemin depuis 30 ans, époque où elle était
menacée de disparaître. “L’histoire a donné raison aux éleveurs qui ont
cru en elle”, lançait dimanche Pierre Jarlier aux éleveurs. Avec 125
000 animaux aujourd’hui recensés, “ses qualités sont désormais
reconnues”, complétait Joël Mercier, sous-préfet de Saint-Flour.
Reconnues et soutenues “d’abord par les éleveurs, relevait
Louis-François Fontant, président de la chambre d’agriculture du
Cantal, qui ont fait progresser la race dans un système allaitant qui
se porte bien et qui colle à l’équilibre de nos territoires”. Henri
Barthélémy a quant à lui rappelé que le Conseil général, dont il est
l’un des vice-présidents, consacre dans le cadre d’un plan triennal 10
millions d’euros à l’agriculture et évoqué la reconduction de l’aide
accordée au syndicat départemental des éleveurs aubrac pour
l’amélioration des élevages. “La Région soutient les races rustiques,
qui sont les mieux adaptées à notre territoire”, a insisté de son côté
Jean Mallot, premier vice-président du Conseil régional d’Auvergne. Le
prochain concours national de la race se tiendra en octobre 2008 dans
le cadre du Sommet de l’Elevage.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.