La MHE en question

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Alors que, selon la carte actualisée au 3 novembre fournie par le ministère de l'Agriculture, la Lozère reste indemne de cas de MHE, elle fait cependant partie de la zone d'exclusion de 150 kilomètres autour des foyers, sur la presque-totalité de son territoire. Des cas se sont déclarés récemment en Dordogne et dans le Tarn. Explications avec Luc Sarrouy, responsable EDE à la chambre d'agriculture de Lozère. Crédits : © Émilie Durand/Illustration

Après avoir organisé, trois réunions en partenariat avec le GDS et la DDETSPP, et à destination des agriculteurs du département, pour expliquer la situation aux professionnels, la chambre d'agriculture reste attentive à ce nouveau virus. Près de 200 personnes ont participé à ces échanges.
Les premiers foyers de maladie hémorragique épizootique (MHE) ont été déclarés en France en septembre 2023 dans des élevages de bovins du sud-ouest. Cette maladie infectieuse due à un virus est transmise exclusivement par des moucherons du genre Culicoïdes, les mêmes que ceux de la fièvre catarrhale ovine (FCO). Selon le ministère de l'Agriculture, « à la date du 2 novembre, 2 136 foyers de maladie hémorragique épizootique (MHE) ont été recensés en France dans des élevages. Ces foyers concernent 12 départements : Pyrénées-Atlantiques, Hautes-Pyrénées, Haute-Garonne, Gers, Landes, Ariège, Aude, Tarn, Lot-et-Garonne, Gironde, Tarn-et-Garonne, Dordogne ». Une étude est engagée dans des élevages infectés pour consolider les données de mortalité et de morbidité. Quant aux foyers qui avaient été déclarés en Suisse début octobre, ils ont été infirmés par d'autres analyses permettant la levée de la zone d'exclusion. La maladie est présente en Amérique-du-Nord, en Australie, en Asie, en Afrique notamment dans le Maghreb et au Moyen-Orient. Apparue pour la première fois en Europe continentale à la fin octobre 2022, elle est également présente en Italie (Sardaigne et Sicile), en Espagne et au Portugal. « La maladie est probablement arrivée dans le sud-ouest de la France depuis l'Espagne », selon le ministère de l'Agriculture. Maladie proche dans ses signes cliniques de la FCO, elle ne possède à ce jour aucun vaccin. Le vaccin de la FCO n'est d'ailleurs pas adapté à la MHE.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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