La Maison Pro Sain veut intégrer une part de sa production

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Pro Sain lance une déclinaison rouge de son produit phare : le curry d'aubergine. Crédits : © DR

Créée en 1968, à Barges, dans les Pyrénées-Orientales, la Maison Pro Sain va finir l’année 2018 avec un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros, contre 18,2 millions d’euros un an plus tôt. « Nous connaissons une croissance moyenne de 17 % par an depuis 2004 », se réjouit Brooks Wallin, président-directeur général de la société Organic Stores, maison mère de Pro Sain et de Favrichon. Si à sa création peu de personnes croyaient au bio, la Maison Pro Sain voit désormais ses ventes décoller. Et pour satisfaire les attentes de sa clientèle, elle cherche à s’approvisionner au plus près de son usine et à relocaliser dans la région des productions légumières qui se sont éloignées avec le temps.

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L’entreprise vient notamment de terminer l’achat d’un terrain agricole de 10 hectares au cours de l’été, en lien avec le programme Bioleg. « Nous voulons intégrer un peu plus notre production pour pouvoir maîtriser nos approvisionnements », explique Stéphane Jagneaux, directeur marketing de la société. Il sera question d’y planter des légumes provençaux (aubergines, tomates, courgettes…). Le programme Bioleg doit permettre de soutenir l’installation de jeunes agriculteurs. Si pendant des années, l’entreprise s’est approvisionnée à l’étranger, elle cherche, depuis le changement de propriétaire en 2004, à relocaliser ses sources d’approvisionnement, à travers des partenariats avec l’amont. Mais les besoins sont importants. Pro Sain fabrique 4 600 tonnes de produits par an.

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