Pour relancer la filière bovine, la fédération nationale bovine travaille sur trois axes : confiance des consommateurs, investissement et stratégie d'exportation.
À la veille de son assemblée générale qui se tiendra aux Sables-d'Olonne les 5 et 6 février prochains, la Fédération nationale bovine est revenue lors d'une conférence de presse sur les axes de développement. La filière « va mal », constate, amères, les élus. Les indicateurs économiques (volume, consommation…) sont à la baisse. L'export 2013 a été une très mauvaise année, en recul de 11 %. Vers l'UE, ces chiffres s'expliquent par une baisse de consommation. Vers les pays tiers, cela tient « à des décisions de fermetures provisoires de certains pays ». Mais pour la FNB, ces faibles exportations sont aussi la conséquence du « manque de volonté de la filière française », allant jusqu'à évoquer « l'inertie » de certains opérateurs. Aller à l'export pour la FNB, c'est une nécessité. « Si on reste sur le marché intérieur, c'est plié », estime Pierre Chevalier, son président. Pour la fédération, la France a le potentiel : « 25 % des veaux d'Europe sont en France. On détient la production, c'est une richesse extraordinaire » explique-t-il. Mais pour y arriver, « la filière française doit devenir grande et sortir de ses frontières », prévient-il. La FNB a ainsi sollicité les pouvoirs publics pour la création d'une « cellule export viande bovine » réunissant l'interprofession, FranceAgri-Mer, la DGPAAT et la DGAL. « Nous avons besoin des pouvoirs publics pour lever les barrières à l'export », explique Pierre Chevalier. Car exporter vers la Russie ou l'Asie nécessite la mise en place de partenariats : « On n'exporte pas dans ces pays sans coopération », précise Pierre Chevalier.
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