La FFPA (fédération française des producteurs agrivoltaïques) est convaincue que l’agrivoltaïsme est une solution innovante pour répondre au problème de l’artificialisation des terres pendant des décennies puisque cette pratique ne change pas l’usage agricole des sols, ne les imperméabilise pas et présente une solution alternative au développement urbain ou aux créations de zones d’activités observées dans les couronnes périphériques de certaines agglomérations.

Sa charte d’engagement se donne pour objectif de favoriser un modèle agrivoltaïque vertueux et harmonieux permettant de diversifier et sécuriser les productions agricoles et de créer un écosystème solidaire viable et durable en phase avec les attentes des citoyens et consommateurs et les objectifs d’aménagement des territoires.

« Représenter 1 000 agriculteurs est pour nous le signe que le monde agricole a pris la pleine mesure du rôle qu’il a à jouer pour répondre aux défis soulevés par le dérèglement climatique. C’est également un témoignage fort qui prouve que nous sommes fermement décidés à engager une transition innovante et de grande ampleur afin de permettre la pérennisation de nos exploitations et de favoriser leurs transmissions » précise Alexandre Bardet, Président de la FFPA.

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« L’agrivoltaïsme est destiné à avoir une place importante dans un mix énergétique efficient »

Alors que l’agrivoltaïsme permet aux agriculteurs une diversification leur apportant une source de revenus supplémentaires, Alexandre Bardet ajoute : « Suite à l’été que nous venons de vivre et à l’hiver qui s’annonce, l’agrivoltaïsme est destiné à avoir une place importante dans un mix énergétique efficient, en mesure de proposer une énergie verte produite localement et disponible à un prix compétitif. Les pouvoirs publics l’ont d’ailleurs bien compris et nous saluons les déclarations de Monsieur le Président de la République et de Madame la Ministre de la Transition Energétique qui, conformément à la demande des agriculteurs, sont favorables à l’ajout d’un article propre à l’agrivoltaïsme dans le projet de loi d’accélération des énergies renouvelables. ».

Et de conclure : « Une fois ce cadre posé, il est clair que cette pratique agricole d’avenir a du sens, à condition que la priorité soit accordée au foncier agricole et à la réalité du projet agricole sous les panneaux ».

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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