Dans l’Union européenne (UE), la production de volaille est attendue en légère hausse (+ 0,2 % par an) d'ici à 2032, selon les prévisions de la Commission. Toutefois, la croissance est annoncée plus lente qu’au cours de la décennie précédente où elle atteignait 2 % par an.
Restrictions environnementales et changement de consommation
Deux principales raisons pourraient expliquer cette croissance limitée : plusieurs pays communautaires se soucient davantage de l’environnement et la consommation de volaille dans l’UE passerait de 1,9 % par an entre 2012 et 2022 à 0,2 % au cours de la prochaine décennie.
Une viande appréciée
Néanmoins, la consommation par habitant connaitrait un essor de 3 % au cours de la prochaine décennie (de 23,4 kg à 24,1 kg). À l’inverse d’autres viandes, la volaille n’est pas soumise à un interdit religieux et son prix est relativement moins élevé.
D’ici à 2032, les exportations reprendraient lentement à raison de 0,8 % par an, pour atteindre 2,4 millions de tonnes. La demande croissante de l’Afrique subsaharienne, de l'Asie du Sud-Est et du Royaume-Uni expliquerait cette tendance. Les exportations de volailles depuis l’UE ont affiché une expansion dynamique jusqu’en 2019. Les principaux produits exportés étaient les moins consommés dans l’espace communautaire (ailes, pattes et abats). La grippe aviaire et les coûts de production élevés ont réduit les exportations.
Le prix de la volaille dans l’UE diminuerait et se stabiliserait aux alentours de 2 000 €/tonne en 2032. Le prix serait donc au-dessus du niveau de ceux antérieurs au covid.
Le poulet brésilien, toujours à un prix concurrentiel
L'écart de prix avec le Brésil, principal concurrent de l’UE devrait se maintenir. “Ce qui rendra la concurrence sur le même terrain presque impossible”, estime la Commission européenne.