« La biodiversité offre des marges de manœuvre considérables aux systèmes agricoles »

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Nicolas Gross, chercheur à l’Inra. Crédits : © Agrapresse

Pourquoi l’équipe de chercheurs français et espagnols à laquelle vous avez collaboré s’intéresse-t-elle aux espèces de plantes rares ?
Un écosystème est composé de quelques espèces dominantes, très abondantes et d’une multitude d’espèces moins abondantes dites rares. Une espèce rare en tant que tel n’a pas forcément de rôle important. C’est en revanche parce qu’un écosystème héberge une forte diversité de ces espèces rares qu’elles ont, par leurs interactions et leurs synergies, des effets potentiellement très positifs sur le fonctionnement des écosystèmes. Les espèces dominantes, par leur forte biomasse, ont bien sûr un rôle très important sur certaines fonctions de l’écosystème. Mais aucune espèce dominante n’est capable à elle seule de maintenir de façon stable toutes les fonctions de l’écosystème quelles que soient les conditions environnementales. C’est là que les espèces rares entrent en jeu car elles sont capables de maintenir la stabilité et la multifonctionnalité des sols. Nous avons pu mettre en évidence que ce sont leurs différences fonctionnelles (c’est-à-dire la façon dont elles utilisent les ressources du milieu de manière complémentaires) qui déterminent leurs effets bénéfiques sur les écosystèmes.

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Suite de l'interview à lire dans le Réveil Lozère n°1510, du 16 mai 2019, en page 11.

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