La banane de Guadeloupe & Martinique cible les enfants

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Philippe Ruelle, directeur général de l'UGPBAN, a défendu le standard européen au Sia. Crédits : © S. C.

Après avoir lancé l’an dernier la banane équitable de petits producteurs, l’Union des groupements de producteurs de bananes de Guadeloupe et Martinique (UGPBAN) décline à nouveau sa banane prémium avec un format qui devrait attirer l’attention des enfants. Il s’agit d’une banane de petit format, pesant autour de 135 grammes. Comme sa mère de taille standard, celle-ci se vend par poignées de 3, 4, 5 ou 6 doigts, reliées entre elles par un ruban adhésif bleu, blanc, rouge indiquant leur nombre. « Nous avons besoin de bloquer la place dans le rayon, de ne pas être substituables », explique Philippe Ruelle, directeur général de l’UGPBAN et de sa filiale de commercialisation Fruidor. Cette banane de petite taille n’est pas une nouvelle variété, elle résulte d’un itinéraire cultural différent.

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Au Salon de l’agriculture, Philippe Ruelle a fait valoir les méthodes vertueuses de production de la banane des Antilles françaises. Il a mentionné la lutte biologique, les couverts végétaux, le piégeage des insectes et autres moyens alternatifs avec l’appui de l’Institut technique tropical (IT2) et du Cirad. Cette banane « répond strictement aux normes européennes et préserve la biodiversité de nos îles », affirme l’UGPBAN. Il a admis que « le modèle biologique en développement » n’était « pas encore probant » en milieu tropical humide ; non sans regretter que des pays tiers concurrents réintègrent à tort l’équivalence bio européenne par le biais des accords commerciaux.

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