Kiwi : statut d’AOPn et transmission au menu de l’assemblée générale du BIK 

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L’assemblée générale du Bureau national interprofessionnel du kiwi (BIK) a eu lieu le 30 juin, à Mauzac-et-Grand-Castang, en Dordogne. Crédits : © BIK

Statut d’AOPn, transmission, attentes des adhérents… L’assemblée générale du Bureau national interprofessionnel du Kiwi (BIK), organisée le 30 juin en Dordogne, a été l’occasion d’aborder plusieurs enjeux.

Le nouveau statut d’association nationale d’organisations de producteurs (AOPn) du Bureau national interprofessionnel du Kiwi (BIK), obtenu en avril (voir encadré), est l’un des sujets abordés lors de l’assemblée générale du 30 juin, à Mauzac-et-Grand-Castang, en Dordogne. « Dans les faits, explique Adeline Gachein, directrice du BIK, nous assumions déjà les missions d’une AOPn. Néanmoins cette officialisation est importante, elle nous sécurise dans nos actions et nous pourrons peut-être aller plus loin sur la question commerciale, si nos adhérents le souhaitent, puisque le droit européen permet aux AOPn d’aborder notamment l’organisation de l’offre. »

Le BIK reste ainsi attentif aux leviers activés par d’autres filières telles que la poire, qui a fait l’objet d’une présentation lors de l’assemblée générale par Pierre Venteau, directeur de l’ANPP (Association nationale pommes poires).

La filière kiwi face au défi de la transmission

Autre enjeu à l’honneur : la transmission. « Les producteurs de plus de 60 ans exploitent plus du quart du verger français de kiwi, contextualise Adeline Gachein. Pour les reprises, l’accompagnement du cédant est primordial, d’autant que peu de techniciens sont formés au kiwi. » Pour l’illustrer, Gilles Lambert, kiwiculteur bio engagé dans un contrat de parrainage avec un jeune repreneur, est venu témoigner.

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Les kiwiculteurs ont des attentes fortes

L’AG a aussi été l’occasion de recueillir les attentes des adhérents. Ils espèrent beaucoup des travaux de recherche et d’expérimentation du BIK, la filière kiwi étant confrontée à plusieurs problématiques (débourrements hétérogènes, dépérissements, punaise diabolique, changement climatique…). Ils souhaitent aussi une statistique et prospective renforcées, notamment en plantations et volumes, et de nouveaux outils de suivi de marché, ce à quoi le BIK travaille. Rendez-vous l’année prochaine.

Concurrence pour le statut d’AOPn

Le statut d’AOP nationale (AOPn), obtenu en avril par le BIK, était également convoité par l’association « AOP Kiwi de France ». Mais il ne peut y avoir qu’une seule AOPn, celle-ci devant selon le code rural représenter au moins 55 % de la valeur de la production commercialisée (VPC) par l'ensemble des organisations de producteurs reconnues en France. « Le BIK représente 74% de la VPC », précise Adeline Gachein, directrice du BIK.

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