Après le premier tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron qui a obtenu 27,84% des voix exprimées devant Marine Le Pen (23,15%) a décidé de faire preuve de davantage d’écoute et de pédagogie sur le thème du pouvoir d’achat. Fortement travaillé par la candidate du Rassemblement national cette préoccupation a été au cœur des choix de vote des Français, selon un sondage Ifop. « Je vois les fractures, ma volonté c’est d’aller convaincre », a déclaré le président sortant hier soir lors d’une interview pour BFM-TV réalisée à Carvin, au cœur de l’ex-bassin minier du Pas-de-Calais.
Sur la question du pouvoir d’achat, Emmanuel Macron a déclaré vouloir atteindre le « plein emploi » (autour de 5 à 5,5% de taux de chômage) et a rappelé les mesures déjà engagées pour les travailleurs : suppression de la taxe d’habitation, baisse de l’impôt sur les revenus, prime d’activité de 100 euros pour les Smicards.
Face à l’envolée des prix liée à la guerre en Ukraine, le candidat LREM a défendu les mesures de bouclier tarifaire « plus efficace que la baisse de la TVA de 20 à 5,5% qui ne peut intervenir qu’à l’automne avec une loi (proposée par Marine Le Pen, ndlr) » sur l’électricité et le gaz. Le président s’est également targué d’avoir permis de réduire de 25 à 30 centimes le prix du litre de carburant depuis fin mars, grâce à la ristourne de 18 centimes et à « la pression sur les marchés mondiaux ». Des mesures qu’il compte « maintenir tant que les prix s’envolent ».
L’indexation des pensions de retraites sur l’inflation dès cet été
Le déplafonnement de la prime de pouvoir d’achat (sans charge et non fiscalisée) distribuée par les entreprises qui versent des dividendes de 1000 à 6000 euros.
Sur son compte twitter de campagne, Emmanuel Macron met aussi en avant :
La suppression de la redevance télé (138 euros)
L’idée du chèque alimentairepour favoriser l’achat de produits locaux, durables ou bios.
Sur RTL, le ministre des affaires étrangères Clément Beaune, soutien LREM d’Emmanuel Macron, a aussi défendu l’indemnité inflation de 100 euros versée à 35 millions de Français et souligné que pour aider au pouvoir d’achat des agriculteurs, le gouvernement était en train de mettre en place une aide d’urgence de 500 millions d’euros via la Politique agricole commune (Pac).
💬 @ljacobelli : "Revoir les lois Egalim, demander des efforts aux grands distributeurs et rendre du pouvoir d'achat"
💬 @CBeaune : "Un chèque alimentaire (...) 500 millions d'euros d'aides" aux agriculteurs#RTLSoir ⤵️ pic.twitter.com/8SFnfMtlBD