ALTERNANCE - L’Institut de formation professionnelle et permanente d’Aurillac propose 34 formations qualifiantes ou certifiantes au sein d'un établissement qui se modernise depuis 10 ans.
Problèmes de recrutement
Depuis des années, vu le taux de chômage bas dans le Cantal, “les entreprises ont des problèmes de recrutement, surtout sur nos métiers de l’artisanat, du petit commerce, indique Thierry Perbet, président de la chambre de métiers et de l’artisanat du Cantal, mais également de l’Institut de formation professionnelle et permanente (IFPP) d’Aurillac. On a donc accompagné nos entreprises - les chambres consulaires en général - pour former en interne, donc par la voie de l’apprentissage”. Malgré cela et “même si le gouvernement a fait des efforts au niveau de l’accompagnement des entreprises, notamment sur la prise en charge(1), nous sommes maintenant devant un mur avec aujourd’hui 465 offres d’apprentissage non pourvues de la part de nos entreprises partenaires, sur le territoire et les départements limitrophes”, s’inquiète Thierry Perbet.
Tous les secteurs d’activités touchés
Tous les secteurs d’activités sont touchés avec, en majorité, l’alimentaire et l’hôtellerie-restauration (209 offres), le commerce et services de proximité (140) et la mécanique (116). Ce qui bloque ? “Le manque de jeunes ! On commence à recruter de plus en plus de jeunes qui viennent de l’extérieur”, confirme Marie-Claire Vignhal, nouvelle directrice de l’IFPP, et cela va de la région lyonnaise jusqu’à la Martinique. Pourtant, l’outil a fortement évolué à l’IFPP avec des pôles qui se sont renforcés. En tout, 34 formations qualifiantes ou certifiantes allant du CAP au BTS sont proposées sans oublier les mentions complémentaires et autres certificats de qualification.
On a du mal à se développer parce que les parents ne connaissent pas l’apprentissage, mais les entreprises sont elles aussi prudentes... et pourtant nous avons 90 % de demandes en apprentissage”, complète Thierry Perbet alors même que l’IFPP ne manque pas d’arguments pour être attractif. On a investi 10 M€ en dix ans pour refaire les labos (boucherie, boulangerie, pâtisserie, coiffure, pharmacie...) dont dernièrement l’extension du pôle véhicules avec 3,2 M€."
Intégration permanente
Depuis la réforme, les apprenants (de 16 à 29 ans) ont aussi la possibilité d’intégrer l’IFPP à tout moment. “C’est important pour le jeune qui vient de commencer un cursus traditionnel et qui s’aperçoit que ce n’est pas fait pour lui. C’est la possibilité, ici, d’une entrée permanente.” Et la prise en charge à l’IFPP est importante, “car le suivi de l’apprenant est essentiel”, confie la directrice. Avec un tuteur en entreprise, un tuteur en centre de formation, sans oublier l’ensemble de l’équipe pédagogique, c’est un accompagnement quasi personnalisé qui est proposé. Et le petit truc en plus de l’IFPP c’est aussi d’accueillir et d’intégrer, depuis de nombreuses années, des apprentis ayant une RQTH (reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé).
(1) Prise en charge de l’apprenant du premier au dernier jour... Plus d’informations sur https://travail-emploi.gouv.fr/le-
contrat-dapprentissage
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Marie-Claire Vignhal, nouvelle directrice
Arrivée le 16 mars dernier, Marie-Claire Vignhal est la nouvelle directrice de l’Institut de formation professionnelle et permanente (IFPP) d’Aurillac. Titulaire d’un Master en droit, économie, gestion, management des organisations de santé et d’un Master 2 en science de l’éducation et de la formation, elle a travaillé de nombreuses années au sein de l’Ifsi (Institut de formation en soins infirmiers) d’Aurillac. En place depuis six mois maintenant, elle a intégré l’IFPP “parce que j’ai un parcours professionnel et une expérience en lien avec la gestion d’un établissement”. Avec le recul nécessaire aujourd’hui, elle veut poursuivre “l’amélioration des conditions d’accueil et que les jeunes aient envie de rester et qu’il y ait vraiment une vie dans l’établissement”. Selon elle, un jeune “s’informe sur les sites internet, l’offre de formations, s’il y a un self, un espace pour se poser, les locaux, les labos dans lesquels ils vont travailler...
Et c’est ce qui fait monter les effectifs”.