La certification haute valeur environnementale (HVE) des exploitations s’invite dans la plupart des réunions organisées par la filière agricole. « Qu’ils soient centres de gestion, entreprises privées de négoce ou coopératives, chacun fait de la certification HVE l’un de ses axes de développement pour les prochaines années », assure l’Oise agricole. Le sujet « gagne du terrain » comme le titre Vincent Fermon.
La démarche n’est pourtant pas nouvelle « puisqu’il s’agit d’une proposition issue du Grenelle de l’environnement de 2007. Jusqu’ici, en raison de son caractère volontaire, « on ne peut pas vraiment dire que la démarche ait recueilli un franc succès... », estime le journaliste, à part en viticulture où de nombreux viticulteurs qui n’étaient pas en bio en ont tiré partie pour se démarquer. « Mais les choses pourraient changer », envisage le journal. En raison, notamment, « d’une demande des consommateurs plus pressante pour des productions plus durables ». La réglementation devrait y contribuer également. « Portée par les pouvoirs publics, la certification HVE est désormais inscrite dans la loi Egalim et fixe des objectifs précis à atteindre, » souligne l’Oise agricole.
La certification HVE se gravit en 3 niveaux. Le niveau 1, le plus faible, est atteint automatiquement pour les exploitations répondant aux critères de conditionnalité de la PAC. Pour accéder au niveau 2,
Il faut répondre à 16 points de réglementation. « Pour atteindre le niveau 3, les choses se corsent », prévient L’Oise agricole.
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