[Fruit Logistica 2022] La filière transport maritime fait état de ses inquiétudes

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Philip Gray, analyste transport reefer chez Drewry, présentant la courbe de progression des taux de fret maritime refeer : éloquent. Crédits : © Philippe Gautier-FLD

Le transport des denrées périssables doit faire face aux conséquences de la crise Covid-19 (qui n'est pas terminée) et de la guerre en Ukraine.

Lors d'une conférence au Logistic Hub, le rendez-vous transport reefer de Fruit Logistica, Philip Gray, analyste transport reefer chez Drewry, a souligné dans sa présentation que le transport maritime reefer avait globalement récupéré depuis 2021, années assez particulières. Le nombre de containers, au global, demeure suffisant mais Philip Gray a aussi pointé le fort développement du fret sec qui entraîne des déséquilibres, les lignes privilégiant les produits à haute valeur ajoutée. « Les taux de fret vont poursuivre leur montée mais, la vraie question est de savoir quelle est la viabilité de certains produits de faible valeur ajoutée sur certaines routes », a-t-il souligné.

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Nils Kahn, directeur général de MSC Allemagne, a témoigné des difficultés actuelles : « La limitation du repositionnement des conteneurs reefer vides sur la route Asie vers l’Europe pose un vrai problème de déséquilibre de l’offre. Ce qui nous oblige à travailler au jour le jour. D’une manière globale la situation est compliquée en période post-covid à quoi s’ajoutent le retour de l’épidémie sur le port de Shangaï et la guerre en Ukraine. Même sur le transport routier, nous avons eu des surprises ! ». Ce qu’a confimé Diego Barriga, directeur de Lancaster Logistics et de Foodcareplus (forwarder installé sur le port de Anvers) : « Environ 62 % de nos envois ont été impactés par la pénurie de chauffeurs, due à diverses raisons : politiques, salariales… ». De plus, on estime qu’environ 15 % des chauffeurs roulant en Europe étaient d’origine ukrainienne.

 

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