La France a importé beaucoup plus de fromage en 2026 que sur la première partie de 2025, tandis qu’elle en a exporté un peu moins, ce qui pénalise le solde commercial.
La France reste encore largement excédentaire en fromages, avec des exportations supérieures de plus de 54 000 tonnes aux importations sur les 5 premiers mois de l’année. Mais ce solde dans le vert cache une nette dégradation, puisque l’excédent français recule de 27,5 % selon les données des Douanes relayées par FranceAgriMer.
Les importations françaises de fromage ont progressé de 8,3 % sur les cinq premiers mois de 2026 comparés à ceux de 2025, à 228 000 tonnes. Elles se sont notamment envolées en provenance du Royaume-Uni (+24 % à 22 500 t), de Belgique (+28 % à 26 400 t) et des Pays-Bas (+12 % à 37 900t). Le premier fournisseur de la France demeure l’Italie, à plus de 62 200 t (+4 %). On peut aussi relever le bond de 20 % des achats à la Grèce, sur des volumes réduits (6 900 t) qui illustrent la popularité croissante de la feta.
Plus d’importations de fromages à pâte pressée cuite
La plus forte progression des importations par catégorie est enregistrée par les fromages à pâte pressée cuite, +21,1 %, notamment en provenance des Pays-Bas (+25 %) et de Belgique (+200 %). Ce bond correspond aux importations d’emmental dénoncées depuis plusieurs années par l’amont de la filière.
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Les importations de fromage à pâte pressée non cuite augmentent aussi de 10,5 % ; tirée par l’origine Pays-Bas (+21 %), principalement du gouda.
Les exportations françaises de fromage en léger repli
La France a exporté près de 282 400 tonnes de fromages entre janvier et mai. C’est 1 % de moins que sur la même période de 2025, avec une baisse de 1,4 % vers l’UE et une stabilité vers les pays tiers.
Les fromages à pâtes molles, première catégorie à l’export, affichent un tassement de 2,1 % dû notamment au ralentissement des envois vers l’UE (-4 %).