Lancée il y a quelques années, la convention entre France Export Céréales (Fec) et la Fédération nationale de la minoterie marocaine (FNM) a été renouvelée le 6 octobre lors des rencontres franco-marocaines des Céréales à Casablanca. D'une durée de trois ans, cette convention a le mérite de maintenir des relations fortes entre les deux entités et de favoriser la fabrication de pains français dans le royaume.
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La convention s'articule, selon Fec, autour de quatre volets : l'accueil de délégations ou d'experts de la FNM en France, la fourniture de documents à l'Institut de formation de l'industrie meunière (dont des ouvrages de référence français), le sponsoring des Journées tech-niques de l'Ifim et, enfin, la participation à la mise en place d'une école de boulangerie à Casablanca. La première pierre sera posée « dans les semaines à venir », explique François Gatel, président de Fec. La première promotion est attendue pour la prochaine rentrée scolaire. À l'origine de ce projet, on retrouve la Fédération nationale de meuneire du Maroc (FNM), La Fédéra-tion interprofessionnelle des activités céréalières (Fiac), la Fédération des boulangeries et pâtisseries marocaines et Fec. Il est prévu que l'organisme de promotion des céréales françaises « apporte un appui aux formateurs en boulangerie et assure la fourniture du fournil de l'école ». « Les meuniers marocains font le constat d'un besoin en formation des boulangers », explique François Gatel. Et temps que le pain de tradition française y sera apprécié, le débouché pour les blés hexagonaux existera, à défaut d'être garanti. Occuper le terrain est d'autant plus stratégique que d'autres acteurs sont aussi partie prenante dans certains projets au Maroc, comme l'US Wheat board qui a financé le moulin pilote de l'école de meunerie marocaine.