Les consommateurs britanniques n'ont pas boudé la viande locale ces derniers jours, malgré la découverte de deux foyers de fièvre aphteuse dans des élevages du sud-est de l'Angleterre, ont indiqué les organisations professionnelles d'outre-Manche.
« Il n'y a pas de conséquence sur les ventes pour le moment », a déclaré la Commission de la viande et du bétail (MLC). Elles ont même progressé ce week-end, ont noté les distributeurs, grâce au retour du beau temps en Grande-Bretagne qui a favorisé l'organisation de barbecues. Mais un recul pourrait arriver rapidement si l'offre devenait insuffisante. En effet, depuis samedi le gouvernement a interdit de transporter tout animal, y compris les carcasses, ce qui pourrait avoir des conséquences sur la chaîne d'approvisionnement. Pour l'instant, les organisations professionnelles et les distributeurs restent confiants.
« Il n'y a aucune conséquence sur l'achalandage, car il y a beaucoup de stock dans la chaîne d'approvisionnement, au moins deux ou trois semaines en ce qui concerne le bœuf et au moins une semaine pour le porc », a précisé la MLC.
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Hier, une trentaine d'abattoirs écossais ont rouvert, suite à la décision d'autoriser en Écosse les mouvements d'animaux vers les abattoirs. La MLC attend une décision identique pour tout le royaume d'ici à la fin de semaine. Les producteurs espèrent quant à eux que l'UE lèvera rapidement l'interdiction d'importation de la viande anglaise. Cette interdiction « signifie une perte de 15 M EUR par semaine pour le marché de la viande rouge britannique », a précisé Guy Attenborough, de la MLC.
« Nous savons, de par une longue et douloureuse expérience, qu'une interdiction sur les exportations mène à des prix très bas », a-t-il ajouté.
« Une nouvelle baisse des prix pourrait s'avérer de trop pour beaucoup de gens » déjà fortement touchés par l'épizootie de 2001.