SNFM* Fermiers et métayers : une journée riche en échanges

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Les administrateurs de la SNFM* ont pu débattre du statut du fermage sur un cas concret avec Léon Chaput, cédant, Jacques Delsuc, président des sections Puy-de-Dôme et Auvergne des fermiers et métayers et Simon Vedel, repreneur (de gauche à droite sur la photo). Crédits : © Auvergne Agricole
l'ensemble de la délégation
Le maintien du caractère d’ordre public du statut du fermage a été au coeur des revendications des fermiers du Massif central auprès de Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA et du conseiller du ministre de l’Agriculture.

 

Trois rencontres en une journée: la section régionale des fermiers et métayers présidée par Jacques Delsuc a pu défendre ses positions spécifiques dans le cadre d'une remise en cause du statut par les élus politiques nationaux. Le Sommet de l'Elevage a été l'occasion de multiplier les contacts ce 4 octobre.

La visite de l'exploitation de Léon Chaput à Lamontgie a servi de support pour évoquer auprès du conseil d'administration de la SNFM* les difficultés liées à la transmission d'une exploitation agricole. En effet, Léon Chaput, après une présentation de son territoire et de son parcours personnel, a rapidement désigné les limites auxquelles il a été confronté : « J'ai souhaité permettre l'installation d'un jeune plutôt que de laisser disloquer mon exploitation, même si cela m'aurait permis de gagner davantage financièrement. Mais j'estime avoir réussi à faire évoluer mon exploitation et je voulais en faire profiter un jeune. Pour cela, nous avons dû travailler en amont avec tous les propriétaires pour faciliter la transmission ». Simon Vedel, le repreneur, ajoute qu'« il est délicat de trouver une exploitation qui garde son intégrité, ce qui nécessite la rencontre de tous les propriétaires avec le cédant. Il est important de développer de bonnes relations avec tous ». Jacques Delsuc a rebondi sur ce problème: «Nous sommes contraints de travailler avec le puzzle de la multipropriété. Comment peut-on alors installer sans avoir la garantie d'ordre public du statut du fermage ? C'est impossible ! Même si de nouveaux outils proposent d'assouplir le statut - le fonds agricole et le bail cessible - c'est encore trop tôt pour affirmer qu'ils puirront sécuriser le fermier». Par ailleurs, Léon Chaput, en tant que nouveau bailleur, souhaiterait le développement d'outils fiscaux d'incitation à la location pour que le foncier reste disponible aux fermiers. Le grou-pe s'est ensuite rendu au Sommet de l'Elevage pour rencontrer le président de la FNSEA et le conseiller du ministre de l'Agriculture afin que les discussions nationales n'aboutissent pas en défaveur des fermiers. Plus généralement, c'est aussi l'intérêt des propriétaires qui pourrait être remis en cause par la perte de la garantie d'avoir un fermier qui valorise leurs terres.

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*Section nationale des fermiers et métayers de la FNSEA

 

Bertrand Saget, président de la SNFM

« Notre visite sur le terrain nous a rappelé trois fondamentaux : le statut du fermage par son caractère d'ordre public permet de lutter contre la précarité. Il s'impose comme contrat charnière obligatoire entre le preneur et le bailleur et garantit à terme la sécurité de l'intégrité des exploitations agricoles. Néanmoins, nous sommes conscients que cet outil a besoin d'être actualisé et aménagé dans la concertation avec les propriétaires. Nous y travaillons. L'intérêt primordial de la politique des structures est également mis en avant pour l'installation des jeunes. Nous sommes aussi très vigilants sur la composition de l'indice de fermage qui doit s'appuyer sur des critères non spéculatifs ».

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