Exportations agricoles : « l'équivalent de 1 000 avions Airbus produits chaque année par l'industrie agroalimentaire »

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Les exportations françaises de produits agricoles et agroalimentaires ont progressé de 2 % en 2025, selon les résultats de l’Observatoire du commerce extérieur agricole et alimentaire, présentés ce 13 octobre à Paris. La France fait toutefois moins bien que ses voisins. 

En 2025, si la balance commerciale agroalimentaire de la France était au plus bas depuis 1978, les exportations de produits agricoles et agroalimentaires ont progressé de 2 % en un an. Et depuis 10 ans, la moyenne est de +3 % par an. C’est ce qu’indiquent les résultats de l’Observatoire du commerce extérieur agricole et alimentaire, présentés ce 13 octobre à Paris par le Centre national pour la promotion des produits agricoles et alimentaires (CNPA). « Les résultats ne sont pas très bons », déplore le président Yannick Fialip, soulignant que les exportations mondiales de produits agroalimentaires augmentent plus vite, de 7 % par an depuis 25 ans. La France est toutefois le 5ème exportateur mondial de produits alimentaires, et 4ème exportateur de produits transformés issus de l’industrie agroalimentaire. Plus de la moitié des exportations sont des céréales (35 %) et les animaux vivants (19 %, broutards destinés à l’engraissement). L’Union européenne est le 1er débouché de la France, avec 60 % de la demande de produits agricoles et agroalimentaires français. Au total, ces exportations ont atteint 84 milliards d’euros en 2025. « C’est l'équivalent de 1 000 avions Airbus produits chaque année par l'industrie agroalimentaire. […] ça reste un secteur d'excellence en termes de chiffres d'affaires », soutient Yannick Fialip. 

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Un « décrochage » des exportations françaises au niveau européen 

Au niveau européen, le CNPA observe un « décrochage » de la France pour les exportations de produits agricoles et agroalimentaires, en comparaison avec ses « principaux concurrents » : Allemagne, Italie, Pays-Bas, Espagne. La France affiche « la plus faible croissance » de ses exportations depuis 15 ans. « On constate une forte accélération des exportations espagnoles pour les produits agricoles et italiennes pour les produits industriels », note l’observatoire. En valeur, les exportations françaises restent cependant devant l’Italie et l’Espagne sur l’ensemble des produits. L’Espagne exporte toutefois davantage de produits agricoles depuis 2016, et l’Italie progresse pour les produits transformés. « Les industriels italiens pourraient nous rattraper avant 5 ans », estime l’Observatoire.

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Quel impact de la sécheresse de 2026 sur les exportations agricoles et agroalimentaires ?

Revenant sur la balance commerciale de la France, le trésorier du CNPA Emmanuel Bernard dit s’inquiéter d’une « dérive » qui marque la perte de compétitivité de l’industrie agroalimentaire française en Europe. « C'est très inquiétant pour l'avenir à moyen terme », soutient-il. Pour 2026, un « léger rebond » de la balance commerciale est observé sur les 7 premiers mois, de +0,7 milliard d’euros. « Ça s'explique certainement par un « reflux » des productions viticoles et céréalières qui ont été meilleures en 2025, mais dont les résultats n'apparaissent que 6 mois ou 1 an après », détaille Yannick Fialip. Le président du CNPA soutient toutefois que l’été 2026 aura notamment des conséquences pour les exportations de cultures de printemps (maïs, tournesol, pommes de terre). « Les premiers bilans ne sont pas très favorables », déplore-t-il. Les résultats définitifs seront présentés en 2027. En attendant, Yannick Fialip appelle à augmenter la production agricole afin « d’assurer les années difficiles ». « Il faut prévoir produire 120 % […] Car si vous prévoyez de produire 100 % de votre volume pour nourrir les Français, lors d’une année climatique difficile, vous n'avez que 70 % », soutient-t-il. 

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