Xavier Jungmann, fondateur de XJ Analyses et décisions, conseil spécialisé dans la distribution et vente de vin, voit dans l'embouteillage sur place une opportunité pour exporter du vrac.
« Pour certaines dénominations génériques qui font du volume, l’embouteillage au plus proche du lieu de vente est appelé à se développer. Cela permet de répondre à une recherche de baisse de prix d’achat en économisant sur les frais logistiques et les matières sèches avec de la mutualisation », pose Xavier Jungmann, fondateur de XJ Analyses et décisions, conseil spécialisé dans la distribution et vente de vin.
Il considère qu'au final, « on redonne de la compétitivité mais sans attaquer la marge ». Il souligne que ce mode de commercialisation à l'export implique de collaborer avec des opérateurs qui travaillent avec des enseignes de distribution et d’identifier les embouteilleurs dans les pays de destination.
Dialoguer avec les opérateurs pour connaître les attentes des marchés
« Cela suppose aussi de dialoguer avec des personnes capables de dire ce qui intéresse les acheteurs et les consommateurs à l’export, car la notion de qualité que le Français a en tête ne va pas forcément correspondre à ce qu’entend l’acheteur du pays », conseille-t-il.
Et d'illustrer : « Par exemple, on peut penser que la qualité c’est un vin tannique élevé sous bois alors que l’opérateur attend plutôt un caractère fruité ». Il observe ainsi que sur prospectus de l’enseigne Aldi un côtes-du-rhône fruité se vend actuellement plus cher qu'un côtes-du-rhône vieilles vignes.
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