Sur Linkedin, Sylvain Frédéric, responsable recherche et développement à la direction biométhane de GRDF, explique que « la méthanisation pourrait représenter 130 TWh de gaz Français en considérant une mobilisation raisonnable des déchets et des résidus agricoles. En sachant que ces 130 TWh ne constituent pas le potentiel maximum de méthanisation en France mais une mobilisation réaliste ». D’après les données publiques disponibles chaque département en France pourrait produire entre 0,1 TWh et 3,9 TWh. Le Finistère pourrait par exemple produire 3,3 TWh de biométahne. Les capacités actuelles de la France sont les suivantes : 6,4 TWh de capacité installée à fin 2021 et jusqu'à 9,6 TWh estimé à fin 2022 (selon croissance des années précédentes) ; 4,3 TWh de biométhane injecté en 2021 et jusqu'à 7,5 TWh estimé à fin 2022 (selon croissance des années précédentes) ; plus de 25 TWh de capacité réservée à déployer.
Cives (Culture Intermédiaire à Multi-Service Environnementaux, couvert végétal) : 51 TWh
résidus de culture : 31 TWh
effluents d’élevage (lisier, fumier) : 27 TWh
herbes : 13 TWh
résidus des IAA (industries agroalimentaires), biodéchets, boues de stations d'épurations
autres : 8 TWh.
Sylvain Frédéric explique encore que « la consommation en France est d’environ 475 TWh de gaz par an dont environ 75 TWh provenant de Russie. Ainsi la méthanisation pourrait parfaitement se substituer au gaz russe ». Le potentiel de méthane renouvelable en France (1) pourrait être de 320 TWh décomposé ainsi :
méthanisation : 130 TWh
pyrogazéification : 90 TWh
gazéification hydrothermale : 50 TWh
méthanation (power to méthane) : 50 TWh.
(1) Analyse GRTgaz / GRDF / FGR / ATEE / Club Gazéification Hydrothermale basée sur les études disponibles (Ademe, Solagro, France Stratégie, Enéa)