Les négociations qui s’ouvrent entre le conseil de l’UE et le Parlement européen sur le règlement "omnibus" sont une opportunité pour rééquilibrer les rapports entre agriculture et concurrence. « Je n’ai jamais vu une telle fenêtre de tir sur une table des négociations », a expliqué Maître Pierre Morrier face aux endiviers réunis en assemblée le 29 juin.
Même si certains attendent « une bonne surprise » dans l’affaire du « cartel de l’endive », il y a de très fortes chances pour que la cour de justice de l’UE suive l’avocat général. Selon Maître Pierre Mourrier, « le temps est venu de faire du lobbying à Bruxelles ! ».
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Spécialisé en affaires publiques et en lobbying, l’avocat de l’Apef est bien placé pour ouvrir ce nouveau volet. D’autant que « peu de filières ont conscience que ce dossier fera jurisprudence dans l’avenir ». AOP, AAOP, interprofessions, CLIAA… tout le monde doit se concerter dans « une coordination » pour fournir « les bons arguments au bon moment ». « On peut travailler sur les bases du rapport de Michel Dantin en l’appuyant sur des argumentaires complémentaires (études économiques, cas concrets…) », a-t-il expliqué en concluant : « Ce dossier est actuellement en train de conditionner le devenir de toutes les filières agricoles ».