Collectif Émeric Barbier : « Construire des solutions partagées »

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Émeric Barbier, agriculteur isérois et nouveau président de la FRCuma. Crédits : © © AAA- Anaïs Leveque

L’assemblée générale de la fédération régionale des Cuma Auvergne Rhône-Alpes, organisée à Coucouron (Ardèche), a permis de revenir sur les temps forts du collectif en 2022. L’année a été marquée par un changement d’équipe au niveau des administrateurs et l’élection d’un nouveau bureau, présidé depuis juin 2022 par Émeric Barbier, agriculteur isérois. « Nous avons notre ADN, qui est de réduire nos charges de mécanisation, mais ce n’est que le socle. Nous avons aussi la dynamique du collectif et derrière le dialogue, le repérage et le partage d’informations utiles », a rappelé le nouveau président. Une dynamique utile au renouvellement des générations, mais aussi aux problématiques d’emploi et de main-d’œuvre : « Dans un contexte de mutation rapide des exploitations, le réseau des Cuma permet de voir que tout est possible. Il faut être ouvert aux besoins et aux nouveautés pour construire des solutions partagées ». Sur les 165 dispositifs nationaux d’accompagnement des projets et initiatives (Dina) finalisés en 2020-2021, plus de 70 évoquent des projets d’optimisation de la main-d’œuvre, 45 des projets agroécologiques et 35 du numérique.

Gagner en visibilité
La FRCuma entend consolider l’avenir du modèle coopératif. Un plan de communication a été mis en place en 2022, permettant notamment la formation des équipes à la réalisation et la diffusion de podcasts pour aborder la vie du réseau et l’attractivité d’une Cuma, sur les thèmes de la gouvernance, du matériel et du renouvellement des générations. Ces podcasts s’inscrivent dans le projet Co-Agril qui vise à travailler sur le renouvellement des adhérents auprès des jeunes élèves ou en parcours d’installation. La co-production d’un Livret Jeunes a permis, là aussi, de mettre en lumière des témoignages de jeunes cumistes de la région installés grâce au collectif. La visibilité était de mise également à travers La Caravane de démonstration, qui a réuni près de 250 agriculteurs et 300 étudiants lors de 4 journées centrées sur la réussite du sursemis. Au total, 7 journées techniques ont été organisées sur l’année, sur le désherbage mécanique, la viticulture, les effluents, l’arboriculture… La FRCuma a été sollicitée aussi par Arvalis pour intervenir au Salon de l’herbe sur un atelier de récolte des fourrages. Elle participera en septembre au Salon Tech & Bio.

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Priorité à l’innovation et la transition
L’innovation est une des autres priorités politiques de la FRCuma. L’an passé, elle a mis l’accent sur l’exploration de solutions numériques utiles au réseau, avec l’organisation de La Belle journée Innovation et Développement. Elle a rassemblé 200 personnes autour de diverses initiatives portées par des Cuma : entretien de matériels, production d’électricité photovoltaïque, test de matériel par une Cuma interdépartementale… Sans oublier la remise du trophée de l’innovation à la Cuma de Pollionnay pour son séchoir en grange collectif !
La FRCuma accompagne aussi des collectifs dans leurs démarches de transition agroécologique dans le cadre du projet Trans’Trae. Une journée d’échanges a eu lieu dans le Rhône en septembre : « Nous devons aller de l’avant sur la question de la transition, faire parler les éleveurs qui innovent et cherchent des solutions pour s’adapter au changement climatique et aux enjeux économiques sur la question des systèmes fourragers », a indiqué Émeric Barbier.
L’assemblée générale s’est clôturée par un hommage à la directrice de la FRCuma Aura, Caroline Debroux, qui fera valoir ses droits à la retraite à l’automne prochain. L’ancien président, Daniel Petitjean, a salué son travail au sein de la fédération régionale depuis 2018 : « Cela a été un honneur et une grande fierté de travailler avec toi. Merci pour ces six années d’accompagnement ! » Elle sera remplacée par Manon Bossa, actuellement chargée de mission stratégie, économie et agroéquipements à la FRCuma.
 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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