Valoriser les atouts de la complémentarité porcins et bovins dans les territoires herbagers du Massif central. Telle est l'ambition du projet Aporthe, coordonné par l'association Porc montagne, et soutenu par le commissariat de Massif*. Le projet, qui a démarré en 2019-2020 par une vaste enquête auprès des producteurs et des experts de la filière, a fait l'objet d'une restitution, organisée dernièrement en visioconférence.Singulière par rapport à la production nationale, la filière porcine du Massif central n'en est pas moins essentielle au territoire. Son destin est intimement lié à la production de bovins, qu'elle soit laitière ou allaitante, puisque près de 80 % des producteurs porcins sont aussi des éleveurs d'herbivores. Le grand Massif central se distingue par une très faible densité porcine, de l'ordre de trois porcs par kilomètre carré (contre 21 à l'échelle nationale), mais par une très forte densité bovine de onze unités gros bétail d'herbivores (UGB) par kilomètre carré. On y dénombre 1 500 sites porcins soit 11 % des exploitations porcines françaises, qui ont produit en 2018, un million de porcs charcutiers. « L'exploitation type produit 1 000 à 2 000 porcs, selon l'orientation engraisseur ou naisseur-engraisseur, et compte entre 60 et 70 vaches pour une centaine d'hectares », résume Hélène Rapey de l'Inrae de Clermont-Ferrand. Les ateliers porcins sont plus présents en bordure du Massif central, au nord, au sud et à l'est, quels que soient les systèmes et les territoires herbagers.
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*Aporthe implique différentes équipes de recherche pluridisciplinaires, parmi ses partenaires : les pôles techniques d'élevage et économie de l'Ifip, Inrae, Agro-Sup Dijon, Irstea et le service interdépartemental des chambres d'agriculture du Massif central en lien avec l'association Porc montagne qui a piloté le programme, soutenu par l'État au travers du CGET. Pour aller plus loin : www.aporthe.fr.