Deux exploitations, deux approches de la contention

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Christian Rol Crédits : © UP19
Aurélien Joye Crédits : © UP19

Contention Outil indispensable pour tout éleveur, la contention permet la manipulation du bétail en limitant les risques de blessures, aussi bien pour les animaux que pour les personnes.

Chaque exploitation agricole a des besoins spécifiques en matière de contention. Définir ses besoins ainsi que les moyens disponibles est une étape cruciale pour cibler le système le mieux adapté.

Les deux exploitations bovines limousines visitées ont en commun l’installation d’un système de contention adossé à la stabulation, protégé par des auvents pour faciliter les manipulations en toutes saisons. 

Aurélien Joye : poursuivre l’héritage familial

À Saint-Ybard, Aurélien Joye est à la tête d’un cheptel de 140 bêtes avec 60 vêlages par an. Installé en 2013 tout en étant ouvrier agricole, il reprend la ferme de ses parents en 2017 à la retraite de sa maman, son papa étant décédé. La même année, il se convertit à l’agriculture biologique, après avoir suivi une formation proposée par la Chambre d’agriculture, et commence à produire lui-même l’alimentation de ses animaux. 

Le système de contention sur l’exploitation date d’une quinzaine d’années. Il a été installé après une chute sans gravité du père d’Aurélien, qui a pris conscience des dangers liés aux manipulations animales. Le système comprend des portes automatiques et des passages d’hommes pour garantir une circulation sécurisée. Une partie en quart de cercle facilite le tri des bêtes, tandis qu’un couloir mène jusqu’à la balance. Cette installation permet à Aurélien de réaliser plusieurs tâches essentielles : pesées, traitements, prophylaxies, et soins aux pieds des animaux. 

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Néanmoins, le bâtiment existant étant désormais peu utilisé, il est nécessaire d’y pousser les bêtes par petits groupes. Aurélien reconnaît que, bien qu’efficace et moderne, sa contention n’est plus adaptée à ses besoins actuels. Il envisage donc un éventuel déplacement et agrandissement de l’installation. 

Christian Rol : créativité et ingénierie  

L’ingéniosité est souvent une qualité indispensable en agriculture, et Christian Rol en est un exemple parfait. Ancien menuisier-charpentier, il rejoint l’exploitation de sa femme Isabelle Lespinas, à Condat sur Ganaveix, en 2008, quatre ans après une grave chute d’un toit, dont il conserve des séquelles. Pour gérer leur troupeau de 85 bovins, le couple avait besoin d’un système de contention parfaitement adapté. Christian conçoit alors une installation sur mesure lors de la construction de la stabulation. Principalement en bois, elle intègre une estrade d’un mètre de large, longeant le couloir, pour offrir sécurité et confort lors des interventions, notamment pour les vétérinaires. Les animaux arrivent directement de la stabulation afin d’être traités, examinés et pesés avant d’être chargés dans un camion ou de retourner dans le bâtiment. Hormis quelques éléments comme les portes et la balance, l’ensemble a été réalisé avec des matériaux disponibles à moindre coût. Cette conception artisanale, bien que demandant un investissement en temps, a permis au couple de maîtriser les dépenses tout en répondant efficacement à leurs besoins.Dans quatre ans, le fils du couple, actuellement salarié à la station Moussour, prévoit de reprendre l’exploitation et bénéficiera de cette infrastructure ingénieuse.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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