Congrès de la FNO Des perspectives encourageantes à saisir

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La délégation auvergnate, au congrès de la Fno, qui comptait également parmi ses membres, Michèle Boudoin, Hubert Bonnin, Jacques Chazalet et Gérard Etien, absents sur la photo. Crédits : © Nelly Fialip

Aide, prix, contractualisation bien avancée, de nombreux signaux sont au vert pour la filière ovine. Reste à faire bon usage de ses perspectives prometteuses, comme le souligne Michèle Boudoin, secrétaire général de la Fno et présidente de la Fro Auvergne, de retour d’Angers où elle participait au congrès national : « L’enjeu est aujourd’hui de favoriser le renouvellement des générations. Nous souhaitons toucher les cédants, pour éviter le démembrement des exploitations. Des opportunités en matière de production répondant à une demande existent, sachons les saisir».

Ce constat, les économistes comme Anne Mottet, chef de projet conjoncture ovine à l’Institut de l’élevage, le partage. « L’offre a reculé et la demande tire toujours, même sur le plan mondial. Les soutiens publics ont été revalorisés et le secteur ovin est bien placé face aux attaques environnementales », explique-t-elle. Elle annonce clairement que la demande mondiale en viande ovine devrait progresser de 2,2% entre 2010 et 2019 alors que cette progression n’était que de 1,4 % entre 2004 et 2009. Si la demande est là, reste donc à pérenniser la production.

 

Créer une économie pour la filière viande ovine

Pour Michèlè Boudoin, « le triptyque prix, aide et technique » devrait permettre de « créer une économie » car seuls 40 % de la consommation française est

d’origine locale. « Nous visons 400 à 500 installations par an pour conserver le cheptel à son niveau actuel », révèle Serge Préveraud qui avance aussi qu’« une brebis sur deux doit changer de propriétaire dans les 6-7 ans ». D’après lui, la moitié des élevages actuels (10 000 éleveurs) doit trouver un repreneur. Le chiffre sera sans doute plus faible.

Au regard des capitaux nécessaires à l’installation d’un jeune (200 000 à 300 000 € hors foncier) et pour conserver une « rentabilité économique» de certains élevages, une concentration des exploitations n’est pas inenvisageable. Cette question de l’installation des jeunes est cruciale pour la filière.

Accords avec des collectivités territoriales, achats de terre par des investisseurs puis location aux éleveurs, investissements dans l’élevage par des fonds de pension, création d’un fonds d’investissement…, la Fno cherche des solutions pour diminuer la part du capital de départ.

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Contractualisation

Dans les jours prochains, dans le cadre du second niveau de contractualisation, la grande distribution devrait valider les indicateurs d’évolution de prix (cotations françaises, volume pays-tiers, coût de collecte, coût de la main d’œuvre pour les industriels, coût de production élevage et prix à la consommation). Un accord interprofessionnel concernant le premier niveau de contrat (volumes, périodes, indicateurs de prix), entre l’éleveur et le premier metteur en marché, avait vu le jour le 1er décembre 2010.

 

PAC post 2013

Entre 2011 et 2013 se négocie le budget de la future Pac 2014-2020. Et visiblement, à Bruxelles, ce budget est source de scission entre les Etats membres. « Chaque Etat essaie de tirer la couverture à soi. Nous avons 27 Etats qui ont une politique nationaliste. Une position de blocage fait craindre qu’en 2014, aucune nouvelle décision ne soit prise. Et tant qu’il n’y aura pas de compromis, la Politique agricole commune (Pac) ne bougera pas », explique Nadège Chambon, responsable de la politique agricole à Notre Europe, « un laboratoire de pensée dédié à l’unité européenne ». Pour la Fno, il est impératif de se battre pour maintenir le budget.

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