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Après avoir stoppé sa fermeté en début de semaine (Chicago était fermé lundi, ce qui explique peut-être cette stabilité), le marché du blé tendre a repris des couleurs dès mardi pour de nouveau progresser, une hausse quelque peu freinée ce mercredi. Mais à l’heure actuelle, difficile de « photographier » un marché très instable et presque ingérable par les opérateurs. La situation peut évoluer d’heure en heure, que ce soit à la hausse ou à la baisse, d’ailleurs. « Le marché pourrait se retourner brusquement de 3 E/t par jour », nous confiait même un courtier. Mais pour l’instant, une forte rétention en culture et une certaine parcimonie de la part des vendeurs font face à une demande toujours présente régulièrement, à défaut d’être très incisive. Les informations sur les récoltes au nord de l’UE confirment les problèmes rencontrés par les utilisateurs belges, néerlandais et allemands pour se procurer des marchandises de bonne qualité. La situation internationale tendue est aussi un élément haussier.
Les cotations continuent de grimper, mais plutôt dans le vide. Les acheteurs sont présents mais les vendeurs font de la rétention de marchandise, espérant des prix davantage rémunérateurs. C’est l’Italie, et à moindre échelle le Maghreb, qui tire les cours vers le haut. Après s’être procuré du « mauvais blé dur à bas prix », les utilisateurs transalpins reviennent au marché pour se fournir en marchandises de qualité, afin d’élaborer des mélanges satisfaisants.
On assiste à un marché moins actif cette semaine, avec des cours qui enregistrent tout de même une forte progression par rapport à la semaine passée.
Là aussi, les vendeurs lâchent du lest au coup par coup et participent activement à la grande fermeté des prix.
Le marché des orges de brasserie continue sa chevauchée sans aucune limite pour l’instant. Après les 10 euros de hausse à la tonne la semaine dernière, le fob Creil en Scarlett entame une nouvelle progression de l’ordre de 5 E/t sur nos dernières mercuriales. C’est notamment la situation en Allemagne qui continue de mettre le feu aux poudres, puisque le ministère de l’Agriculture germanique a confirmé une très forte baisse des estimations de récolte en orges de printemps, avec de plus, des qualités très moyennes voire décevantes. Avec une telle explosion des cours, on ne peut pas dire que le volume des échanges soit très élevé.
Si l’ancienne récolte s’essouffle nettement cette semaine, la nouvelle prend ses marques doucement, mais avec des prix qui progressent plus franchement.
Par ailleurs, les organismes stockeurs s’attendent à une campagne « complexe » en Alsace, en raison de la baisse prévisionnelle de la production. Selon un collecteur local, la récolte alsacienne de maïs devrait chuter de 25 % en moyenne – le Bas-Rhin (-30 %) étant plus touché que le Haut-Rhin (-20 %) – avec ponctuellement des parcelles touchées à 80-100 % en raison d’un problème de fécondité (dû aux fortes chaleurs). Les sept prochains jours seront décisifs. Si la qualité est pour l’heure au rendez-vous, le manque de volume risque de perturber les flux de marchandises vers les utilisateurs du nord de la France et de l’UE, avec des transferts du Sud-Ouest voire de Hongrie. Reste à savoir si ce nouvel État membre pourra surmonter ses problèmes logistiques et accroître ses exportations.
Le manque de cales continue d’occuper les esprits, et bloque encore et toujours le trafic fluvial. Portuaire toujours calme.
Le marché des graines oléagineuses est toujours ferme mais dans une moindre mesure que les semaines précédentes. Les graines de colza affichent des prix en hausse par rapport à la semaine dernière. Ils semblent se stabiliser avec une demande en huile qui recule. Les affaires sont toujours très rares, la rétention est toujours d’actualité. En tournesol, on s’inquiète de l’avancement de la collecte et les vendeurs restent absents. Sans affaires.
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Le marché est marqué par le manque de disponibilités qui a fait monter les prix cette semaine encore. De plus, le contexte général est à la fermeté suivant celle des céréales. Des affaires sont rapportées, une bonne demande étant présente.
Toutefois, la hausse orchestrée par les vendeurs bloque un peu le marché.
En féveroles, l’ambiance reste peu attractive, les prix évoluent de manière technique et non suite à un regain de demande.
Les issues connaissent une très forte hausse cette semaine, sous l’effet de la progression continue des cours du blé. La demande assez soutenue ne rencontre aucune offre, ce qui alimente la tendance.
La tendance est inchangée par rapport à la semaine passée. Les prix n’évoluent pas et les affaires sont limitées, en luzernes déshydratées comme en pulpes de betteraves.
La poudre de lait se stabilise cette semaine. Quelques affaires en spot sont signalées au niveau de la cotation. En lactosérum, le marché est très étroit et la marchandise est très dure à dénicher, d’où une nouvelle progression des prix cette semaine. Les PSC sont à la hausse dans le sillage de la progression des cours des céréales. Le marché des corps gras est très calme cette semaine. Les graisses de porc sont incotées et celles de volailles reconduites. En pailles et fourrages, les prix restent stables et le marché sans grande activité avec quelques exportations vers le Bénélux.
En graineterie, le marché reste ferme en attendant la fin des récoltes dans les pays de l’Est. En graines fourragères, les stocks à reconstituer engendrent une bonne activité sur le marché. La demande en moutarde rencontre peu d’offres sous l’effet de la rétention des vendeurs. En légumes secs, comme la semaine passée, les pois chiches mexicains sont fermes et les turcs stables. Les prix des lentilles canadiennes, belles mais de très petit calibre, se stabilisent. Les affaires ne sont pas nombreuses.
Cette semaine, l’activité des tourteaux s’est davantage concentrée sur ceux de colza et de tournesol. Les soja ont été quelque peu délaissés. On signale néanmoins des affaires sur le rapproché pour des volumes restreints. Les prix évoluent à la hausse suivant l’évolution du marché de la protéine à Chicago. En tournesol, l’activité reprend avec des intérêts acheteurs qui se manifestent de plus en plus. Toutefois, les volumes échangés sont encore faibles et concernent des livraisons sur octobre et les longueurs. Les cours progressent nettement cette semaine. En colza enfin, la disparition d’une importante société de négoce a entraîné de nombreux fabricants d’aliments à repasser aux achats pour couvrir leurs besoins. Les vendeurs en ont profité pour faire monter les prix sachant que les affaires seraient nombreuses sur ce produit. Cette situation est largement responsable de la fermeté des cours des tourteaux de colza.
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