En alimentation des porcs et volailles, des expérimentations démontrent que l'incorporation d'insectes dans les rations, en substitution du tourteau de soja, ne dégrade pas les performances techniques. Cependant, sur le plan économique, les productions européennes à base d'insectes ne sont pas encore en capacité de concurrencer les sources de protéines végétales importées, destinées à l'alimentation du bétail, selon la note de conjoncture Prisme du Crédit agricole. Elles doivent diminuer le prix de collecte du substrat alimentaire (biodéchets), en diversifiant les gisements, âprement disputés. Mais la poursuite du renchérissement des oléagineux, constitue le facteur de soutien majeur pour combler le différentiel de compétitivité. Elle permettrait d'obtenir des gains d'échelle industrielle pour asseoir l'essor de l'élevage d'insectes.
Une filière à construire
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En Europe, quelques entreprises produisent à une échelle semi-industrielle différents types de mouches, criquets et sauterelles, ou encore des vers de farine, destinés à l'aquaculture et à l'industrie du petfood. Ils viennent principalement en substitution de la farine de poisson, dont les prix se sont envolés (2.000 $/t en 2014 vs 484 $/t en 2001). K. F.