Déconsommation de dinde : et si c’était la faute du poulet ?

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En rayon, le poulet attire plus que la dinde Crédits : © Virginie Pinson

La dinde est la deuxième volaille la plus consommée en France, mais bien loin des excellents chiffres du poulet.

Le poulet ferait-il de l’ombre aux autres volailles ? C’est en tout cas l’espèce la plus prisée par les Français. Cette viande blanche pourrait dans les années à venir être la plus consommée dans l’Hexagone, au détriment du porc.

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Le poulet présente des attributs similaires à la dinde et aux autres volailles mais se distingue par son prix plus abordable et son offre diversifié. La disponibilité en poulet est aussi plus importante « en poulet, la rotation est plus fréquente, entre cinq et sept lots par an, contre deux et demis en dinde. Cette différence a incité certains opérateurs à se tourner vers le poulet », analyse Yann Brice, délégué des filières avicoles. Les dernières hausses de consommation de dinde s’expliquerait selon lui par des manques en poulet. « La dinde vient, à mon avis, compenser le manque de poulet. Depuis deux mois la consommation progresse en poulet et se stabilise en dinde ».

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Une offre variée peu mise en avant

La dinde peine à trouver sa place dans les assiettes des Français car « elle reste une volaille comme les autres dans l’esprit collectif », regrette Yann Brice. Cette viande blanche n’est pas connue pour ses spécificités, notamment nutritionnelles. Sa consommation se limite souvent à la découpe, l’entier n’est réservé qu’aux moments festifs. La charcuterie de dinde est peu valorisée à l’intérieur de nos frontières. « Dans certains pays d’Europe, comme l’Espagne, la production de dinde est destinée à la charcuterie. Ce n’est pas le cas en France. On consomme plutôt des découpes de dinde », constate Yann Nédélec, directeur de l’interprofession des volailles de chair (Anvol).

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