La collecte française de lait de brebis a progressé l’an dernier, dans un contexte de consommation tonique. De quoi soutenir l’activité industrielle.
La France a produit 270,987 millions de litres (Ml) de lait de brebis en 2016, soit 4,2 % de plus qu’en 2015, selon FranceAgriMer. Une croissance liée au dynamisme des grandes régions de production : +3,6 % en Occitanie (199,45 Ml), +5,2 % en Nouvelle-Aquitaine (61,521 Ml) et +13 % en Corse (7,718 Ml). Seule la Région Auvergne Rhône-Alpes peine à maintenir ses volumes (-0,2 % à 1,529 Ml).
Ce développement de l’offre hexagonale soutient l’activité industrielle. Les fabrications de fromages pur brebis ont progressé de 1,9 % à 57 756 tonnes, dont +1,4 % pour le roquefort et +4,6 % pour les pâtes pressées non cuites (dont +6,2 % pour l’ossau-iraty). Le reste de la gamme gagne aussi du terrain (+8 %), à l’exception des pâtes molles (-54,9 %). L’ultrafrais se développe également (+15,3 % à 10 970 t).
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Les industriels sont par ailleurs encouragés par un regain d’intérêt des Français pour les produits au lait de brebis. Les achats des ménages ont progressé de 1,9 % en 2016, selon FranceAgriMer-Kantar Worldpanel. Le tonus des ventes de fromages à pâte pressée non cuite (+1,1 %), à pâte fraîche (+6,7 %), à pâte molle (+20,3 %) et fondus (+5,8 %) a compensé le tassement des ventes des pâtes persillées (-5,3 %).
À noter toutefois le désintérêt pour les fromages sous appellation d’origine protégée (AOP), avec des achats qui ont reculé de 1,8 % au profit des non-AOP (+4,9 %). 72,6 % des achats s’effectuent au rayon libre-service (+2,5 % en un an) et 13,4 % en fraîche découpe (+6,7 %).