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Consommation de viande : quel bilan du premier trimestre 2026 ?

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Les Français ont acheté moins de boeuf, mais plus de porc, au premier trimestre Crédits : © Catherine Takougang

Les achats des ménages de viande pour leur consommation à domicile ont un peu reculé au premier trimestre. Mais les rayons ne sont pas tous logés au même enseigne, puisque le porc est dans le vert tandis que le bœuf est dans le rouge.

-3,2 %, c’est la baisse totale des achats de viande (fraîche, surgelée, charcuterie) par les ménages pour leur consommation à domicile au premier trimestre 2026 comparé à la même période de 2025 selon le panel Kantar relayé par FranceAgriMer.

Les viandes de boucherie fraîches reculent

La catégorie des viandes de boucherie fraîches affiche un recul de 2,9 % qui masque de fortes disparités. Ainsi le bœuf accuse une baisse de 9,3 % par rapport au premier trimestre 2025, tandis que son prix moyen d’achat progressait de 14,8 % pour atteindre 20,44 €/kg. La viande hachée fraîche recule aussi de 2,6 % alors que son prix moyen s’est envolé de 15,6 % à 15,94 €/kg, suivant les prix des animaux. Des chiffres qui confirment les dires des abattoirs qui s'inquiétaient début avril.

Lire aussi : Les prix des bovins baissent, que se passe-t-il sur le marché de la viande ?

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Pas de nette remontée sur avril en ce qui concerne la viande hachée. Interbev relaie des données Circana (remontées de code-barres) qui indiquent une hausse du chiffre d’affaires de la viande hachée de 10,7 % sur un an, ce qui confirme un retrait des volumes puisque le prix moyen d’achat a progressé de plus de 15 % sur la période. 

Le porc tiré par son prix avantageux

En revanche, la viande porcine fraîche affiche une progression de 5,3 % sur la période, tandis que son prix moyen d’achat, bien plus accessible, reculait de 1,2 % à 8,21 €/kg. Les achats de charcuterie sont restés stables (-0,2 %) comme le prix moyen d’achat (12,51 €/kg). 

La volaille stagne, mais le poulet reste dynamique

Si la volaille stagne dans son ensemble (-0,8 %), c’est à cause des replis observés en dinde (-9,6 %), en canard (-10,4 %) et en pintade (-6,1 %) et le tassement en élaborés (-1 %). En revanche, le poulet reste dynamique (+2,4 %) porté par les découpes (+6,7 %) dont le prix moyen d’achat progresse tout de même de 4,7 % à 9,17 €/kg. 

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