Prime à l’engraissement démantelée à peine instaurée, flambée des prix des intrants qui grignote la hausse des cours, installations en berne, les difficultés éprouvées par la production bovine sont nombreuses. Réunis chez Éric Malherbe, naisseur-engraisseur près de Saint-Sulpice-le-Guérétois, responsables de la FNB, de la FDSEA de la Creuse et éleveurs sont unanimes : les écueils rencontrés deviennent insurmontables. Éric Malherbe en témoigne : « J’ai eu de l’espoir avec la mise en place de la prime à l’engraissement. Je comptais engraisser des génisses. Cette aide était la bienvenue pour m’aider à rembourser mes investissements mais aujourd’hui je ne sais plus quoi faire. Bien sûr, les cours de la viande ont augmenté mais les charges sont tellement élevées… Je suis réellement inquiet pour l’avenir. À chaque négociation de la PAC c’est pareil, nous n’avons aucune visibilité. Il y a trop d’incertitudes. Comment installer des jeunes dans ces conditions, sans perspectives fiables ? » Christian Arvis, président de la section bovine de la FDSEA renchérit, « Pour le seul département de la Creuse, 17 000 bovins étaient concernés par la prime à l’engraissement. Les éleveurs s’étaient engagés. Aujourd’hui, ils sont accablés ». Sur la question de la prime à l’engraissement et de la volte-face du gouvernement, Guy Hermouet, premier vice-président de la FNB a rappelé qu’une demande de réparation a été adressée à l’État par la FNSEA et la FNB.
[...] La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 8 février 2013.
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