Entre 2009 et 2021, environ 300 000 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers ont été consommés en France augmentant l’espace urbanisé de 8,7%, rapporte une étude de l’Insee du 13 décembre. Ces espaces consommés l’ont été à 67,5% pour développer l’habitat et 25,5% pour l’activité économique.
 

L’équivalent d’une fois et demie la surface de Paris est consommée chaque année

De 2009 à 2011, ce sont autour de 20 000 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers qui ont été utilisés chaque année à des fins d’habitat. Depuis 2016, cette consommation annuelle avoisine les 15 000 hectares, correspondant à une fois et demie la superficie de la ville de Paris.

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« La consommation d’espace liée à l’habitat s’explique surtout par l’augmentation du nombre de résidences principales », explique l’Insee dans sa note soulignant qu’entre 2009 et 2019 le parc de résidences principales à crû de 8,8%. 
 

Plus de résidences principales logeant moins de personnes

Au cours de cette décennie, la population a augmenté de 4,2 %. Ce développement démographique implique la construction de logements supplémentaires, et explique 32,9 % de la consommation d’espace. Dans le même temps, la diminution de la taille moyenne des ménages a également un impact fort sur la consommation d’espace en augmentant le nombre de résidences principales nécessaires pour loger un nombre identique de personnes, souligne l’Insee.

Le développement des résidences secondaires (+13% entre 2009 et 2019) en particulier dans les zones touristiques contribue aussi à diminuer la surface des espaces naturels, agricoles et forestiers. 

Contribution à la variation de la surface au sol des logements (Insee)


 

Un taux d’emprise au sol des logements qui s’accroît

Et alors que le nombre de logements vacants a augmenté (car d’anciennes constructions ne correspondent plus aux attentes de la population du fait de leur localisation ou de leur niveau de confort) de 31% en dix ans, les Français privilégient la construction de maisons individuelles plutôt que d’appartements ce qui accroît le taux d’emprise au sol et donc contribue à consommer davantage d’espaces naturels, agricoles ou forestiers.

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La hausse du taux d’emprise, qui s’explique aussi par la construction d’immeubles moins hauts, contribue ainsi à la consommation d’espace, à hauteur de 7,2%, selon l’Insee.

Taux d'emprise des logements par département

Cette mesure de la consommation de l’espace par l’Insee intervient alors que la loi « Climat et résilience » prévoit de diminuer de moitié la consommation d’espace entre 2021 et 2031 par rapport à la décennie précédente. Cette politique visant au zéro artificialisation nette (ZAN) à l’horizon 2050 est contestée entre autres par Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne Rhône Alpes.

 

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