Avec l’essor des grandes cultures bio françaises, la filière s’attendait à voir bondir les volumes récoltés en bio et, aussi, en deuxième année de conversion*. En effet, ces deux dernières années ont vu croître les surfaces – +31 % en 2018 vs 2017 –, pour atteindre 514 000 ha. Et comme, à l’inverse de l’an passé catastrophique, la moisson est globalement bonne en céréales à paille et en protéagineux (mais mauvaise en colza), cette tendance se confirme doublement.
Un volume de blé tendre meunier estimé à 150000 t
En blé tendre, les situations restent hétérogènes entre les différents terroirs.
Selon les opérateurs, si les rendements sont au rendez-vous, le taux de protéines s’avère un peu faible, évalué à la baisse d’un demi-point au Nord à un point au Sud.
Talon d’Achille de l’agriculture bio, la gestion de l’azote le pénalise lorsque les rendements s’améliorent, sachant que la moyenne reste autour de 30-35 q/ha, selon les régions.
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Dans le Sud-Ouest, si le poids spécifique est bon, le taux de protéines peine à atteindre 10,5 %. « D’où la nécessité des assemblages, et aussi des tests de panification, explique un meunier. En bio, malgré un taux de protéines bas et une courbe alvéographique peu satisfaisante, la panification peut être bonne. »
Les échantillons étant en cours d’analyses, difficile encore d’évaluer précisément le volume de blé meunier disponible, qui serait pour l’instant estimé à 150 000 t. « Les importations de 90000 t sur cette dernière campagne devraient diminuer, mais nous sommes encore loin d’être autosuffisants, le marché progressant de 10 à 15 % », analyse un collecteur.
* Pouvant entrer dans les formules des Fab à hauteur de 30 % maximum.