Yann Bouchard, conseiller à la Chambre d’agriculture, animait conjointement ce stage avec Philippe Mazal, conseiller prévention à la MSA Auvergne. Il rappelait ainsi que “le plan national Ecophyto 2018 prévoit qu’à cette échéance, l’utilisation des phytosanitaires devra être réduite de moitié. D’où une réflexion que nous menons ensemble pour voir comment se passer partiellement de ces produits. Des solutions existent comme la herse étrille, le labour, la technique du faux semis.” Des techniques qu’a exposé le responsable du stage les 31 juillet et1eraoûtàunedouzaine d’agriculteurs, réunis à l’hôtel Central de Neuvéglise. Àleur programme aussi, la réglementation liée à ces produits, leur efficacité, le risque pour l’environnement… Mais aussi pour les utilisateurs : d’où l’expérience parlante d’une encre invisible figurant un produit phytosanitaire et sa pulvérisation. Conclusion : au vu des projections sur l’applicateur, constatées avec une lampe à UV, la vigilance n’est pas un luxe…
Progresser aussi en technique
“Les formations qui ont débuté depuis un peu plus d’un an, sont des moments d’échanges qui permettent aussi de progresser entechnique”et,pourYann Bouchard, “il est important de s’inscrire le plus rapidement possible à la Chambre d’agriculture (Aurillac, Saint-Flour et Mauriac) en vue d’obtenir ce certificat dont la délivrance est liée au suivi des deux journées. Il sera en effet obligatoire à compter du 1er octobre 2014 et, au 1er janvier 2015, les fournisseurs de produits phytosanitaires l’exigeront pour tout achat de ces substances. Une mesure qui entre aussi dans la continuité des aides”. Philippe Mazal est intervenu quant à lui sur la prévention des risques chimiques pour l’opérateur. Au cours de cette session, il a ainsi développé plusieurs thèmes : comment identifier le danger : grâce à l’étiquetage et à la “phrase de risque” qui déterminent la dangerosité des produits. Dangers liés à l’exposition à laquelle peut être soumis l’agriculteur. Il a procédé aussi à une présentation des équipements individuels. Avec un constat : “En zone de montagne, on se protège assez mal car on manipule beaucoup moins les substances que les céréaliers”. Le stage est là pour apprendre les bons gestes et techniques.
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