Les évènements météorologiques ou sanitaires à venir pourront changer ces prévisions, car la cerise est un produit fragile. A date, la production française est estimée à 35 000 tonnes. Des pertes sont signalées dans les grands pays producteurs que sont l’Espagne et la Turquie.
Agreste a estimé que la production de cerises françaises serait en hausse cette année, +6 % comparé à la précédente campagne, et +15 % par rapport à la moyenne des récoltes de 2020 à 2024. Au total, ce seraient 35 000 tonnes de cerises de bouche et pour l’industrie que la France récolterait cette saison, selon des données arrêtées au 1er mai et publiées le 14 mai.
La cerise étant un fruit particulièrement fragile, cette prévision de production peut évoluer suivant les évènements météorologiques ou sanitaires à venir d’ici la fin de la récolte en juillet, avertit néanmoins le service statistiques du ministère de l’Agriculture.
Agreste ajoute aussi qu’en Espagne et en Turquie, principaux pays producteurs, des pertes sont signalées pour la récolte 2025.
Des floraisons abondantes : le détail par principale région productrice
FRANCE
Occitanie
Auvergne-Rhône-Alpes
PACA
Surfaces en production
Total surfaces
7 200 ha
1 400 ha
2 300 ha
2 300 ha
Evolution sur 1 an
-2%
-1%
-4%
-1%
Evoolution sur 5 ans
-4%
-2%
-9%
-2%
Production
Total production
35 000 t
8 100 t
11 500 t
11 400 t
dont cerises de bouche
26 900 t
6 600 t
10 900 t
6 100 t
cerises pour l'industrie
8 000 t
1 600 t
600 t
5 300 t
Evolution sur 1 an
+6 %
+19 %
+5 %
0 %
Evoolution sur 5 ans
+15 %
+30 %
+11 %
+14 %
En PACA (Provence-Alpes-Côte-d’Azur) : Agreste annonce une production stable sur un an alors que les surfaces sont, elles, en baisse. La floraison a été abondante.
En Occitanie :
dans le Roussillon, la production est attendue en forte hausse sur un an. En effet, la récolte 2024 avait été très faible. Le bassin avait aussi subi un très long épisode de sécheresse.
En Vallée de la Garonne, le gel sur variétés précoces n’aurait pas de conséquence sur le niveau de production, estime Agreste. La floraison, qui s’est bien déroulée, est néanmoins en retard par rapport à l’année précédente.
En Auvergne-Rhône-Alpes : malgré une baisse des surfaces, la production est prévue en hausse. Aucun aléa climatique notable n’est à déplorer jusqu’ici. La floraison, en retard d’une semaine par rapport à 2024, s’est bien déroulée. La charge des arbres est satisfaisante.