Réservé aux abonnés

Céréales et pucerons : une gamme d’insecticides limitée pour les interventions d'automne

- - 2 min
Le puceron Rhopalosiphum padi est le principal vecteur de la JNO. Il se caractérise par l’arrière de l’abdomen de teinte rouge. Crédits : © N. Robin/Avalis

Le recours à des insecticides ne coûte que quelques euros à l’hectare. Les produits efficaces sur pucerons (et cicadelles) se limitent à six matières actives de la famille des pyréthrinoïdes. Les principaux produits utilisés sont ceux à base de lambda-cyhalothrine, comme le Karaté Zéon.

La société UPL propose de la cyperméthrine (Cyper Max) associée à un biostimulant (Exponan). « Sur huit essais sur trois ans, le gain de rendement moyen a été de 3,3 quintaux par hectare avec ce mélange comparé à Cyper Max seul », assure Maxime Luneau, chef marché grandes cultures à UPL. L’association coûte 21 €/ha.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

matières premières
Suivi
Suivre
Céréales et pucerons à l'automne : se contenter d’une gamme d’insecticides limitée

À quel seuil déclencher l’intervention insecticide ?

« En observant les plantes, ce seuil est de 10 % de pieds avec au moins un puceron ou dix jours de présence du ravageur sur la parcelle, précise Robin Comte, Arvalis. Pour les cicadelles, il est d’au moins cinq insectes à cinq endroits de la parcelle. » Les pyréthrinoïdes sont des produits de contact à la persistance assez limitée. Leur efficacité est bonne s’ils sont positionnés au moment où les ravageurs sont sur les plantes.

Ces insecticides se composent de trois sous-familles, les benzyl-carboxylates (esfenvalérate), les valinates (tau-valinate) et les cyclopropanes carboxylates (tout le reste). Par mesure de précaution vis-à-vis des risques d’apparition de résistance, il est recommandé de diversifier autant que possible les spécialités avec des pyréthrinoïdes de sous-familles différentes sur ses parcelles.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires