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Ce samedi 20 avril, 11 exploitations adhérentes à Bovins Croissance ouvrent leurs portes entre10 h et 17 h. Ces éleveurs installés en race Limousine, Charolaise ou Aubrac, en bio ou en agriculture conventionnelle ont choisi le contrôle de performances pour améliorer les résultats techniques de leur troupeau et par conséquent ses résultats économiques. Situés aux 4 coins du département, ils attendent la visite de leurs homologues éleveurs pour leur montrer l'intérêt de s'inscrire dans cette démarche. Pour simplifier les visites, merci d'appeler les éleveurs avant votre arrivée (voir les coordonnées de chacun dans l'encadré ci-dessous).
Un service qui s'adresse à tous Nicolas Peyrard responsable de Bovins Croissance au sein de la Chambre d'Agriculture nous explique pourquoi organiser une telle journée. «Ces visites sur 11 exploitations sont une occasion de montrer à tous les éleveurs en bovins viande qui feront le déplacement, que le contrôle de performances est un service qui s'adresse à tout le monde, et non à une élite, et qui permet de faire évoluer son cheptel et ses résultats». Actuellement 60 éleveurs (la moitié en Limousine, 5 en Salers et le reste en Charolais et Aubrac à nombre égal) sont adhérents à ce service ; ils souhaiteraient, et c'est aussi le voeu des responsables, être plus nombreux pour mutualiser les moyens mais aussi parce qu'il est intéressant d'avoir plus de données au niveau du département. En terme de coûts, Nicolas Peyrard estime cette prestation à 10 EUR/vache et /an. Au delà du service apporté à l'élevage, le Contrôle de performances est aussi une «ouverture d'esprit, une dynamique de groupe qui nous permet d'être meilleurs dans nos exploitations» souligne Nicolas Peyrard.
Mesures, conseils repro, suivi technique Concrètement, pour avoir une idée de ce que représente le Contrôle de Performances, prenons l'exemple de l'élevage du Gaec Minival à St Romain Lachalm, dans lequel Nicolas Peyrard est associé. Il nous explique les étapes. «Tous les veaux nés sur l'exploitation sont pesés à la naissance. Cette première mesure permet une note sur la facilité de naissance de la mère. La seconde pesée a lieu à 120 jours et permet une estimation de la valeur laitière de la mère. Enfin la troisième pesée intervient à 210 jours et donne des indications quant au potentiel de croissance du veau et de sa mère. Ainsi sont indexés mère et veau. Ensuite, entre 7 et 9 mois, le pointeur, en l'occurrence Jean-Christophe Freycenet, se déplace sur l'exploitation pour juger de la morphologie de chaque veau et lui attribuer une note qui tient compte de la hauteur, l'épaisseur, le développement...». Quand cette première partie de mesures est terminée, l'animal est indexé et classé. On passe alors à deux autres aspects du programme, à savoir le conseil en reproduction et le suivi technique. Avec tous les éléments recueillis en mains, le technicien et l'agriculteur travaillent ensemble sur le plan d'accouplement du troupeau, que l'élevage soit conduit en monte naturelle ou en insémination artificielle, et les choix des taureaux. Il assure également le suivi technique du troupeau, apportant, grâce à son expérience et à sa vision plus globale, des réponses à des problèmes d'alimentation, de reproduction, de génétique... Pour Nicolas Peyrard, le Contrôle de Performances, c'est d'abord 3 phases : «des mesures, du conseil en reproduction et un suivi technique du troupeau». Mais c'est aussi l'effet de groupe au travers duquel, les éleveurs échangent sur leurs pratiques, sur leurs orientations, et créent ainsi une dynamique qui booste les performances techniques, les résultats économiques et donc le revenu des élevages. Voilà pourquoi, ils vous invitent à venir les rencontrer au coeur même de leurs élevages pour entrer dans cette dynamique.
Suzanne Marion
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