L’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas et la Suède appellent, dans un communiqué commun du 27 août, à réduire de « plusieurs centaines de milliards d’euros » la proposition de budget de la Commission européenne pour la période 2028-2034.
Avec Agra Presse
La question du budget pour le nouveau cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE de la période 2028-2034, présenté en juillet 2025 par la Commission européenne, continue de diviser parmi les Etats membres. Dans un communiqué commun du 27 août, l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Finlande, les Pays-Bas et la Suède appellent à réduire de « plusieurs centaines de milliards d’euros » la proposition de budget de Bruxelles. De près de 2 000 milliards d’euros, ce cadre financier est « le plus important jamais présenté », selon la Commission européenne. Or pour ces six pays, dits « frugaux » en référence aux anciens débats sur la PAC, l’Union européenne doit « redéfinir ses priorités budgétaires, comme nous le faisons dans nos propres pays ». « Un nouvel endettement commun n’est pas la solution à nos défis budgétaires et ne saurait se substituer aux réformes structurelles », défendent les signataires.
« Toutes les rubriques budgétaires doivent contribuer à cet effort de réduction », dont le budget de la PAC
« Toutes les rubriques budgétaires doivent contribuer à cet effort de réduction », soutiennent les États membres, ce qui intègre notamment le budget de la PAC. Ces pays « frugaux » soutenaient d’ailleurs la proposition de Bruxelles d’intégrer l’enveloppe de la PAC dans un fonds commun. Et demandent plutôt de « moderniser et réformer » le CFP. À l’inverse, d’autres États dont la France appelaient à maintenir le budget de la politique agricoledans un fonds spécifique. Des discussions, qui s’annoncent difficiles, sont prévues cet automne sur ce sujet, selon nos confrères d’Agra Presse. L’objectif des dirigeants européens est de parvenir à une position commune sur le budget de la période 2028-2034 d’ici la fin de l’année. « Nous soutenons conjointement l’ambition de conclure les négociations en 2026 », affirment les six États membres dans leur communiqué.