" Les Sénateurs refusent de laisser les britanniques faire de nos pêcheurs les victimes collatérales du Brexit", est-il écrit dans un rapport rendu public le 15 décembre.
" 20 % des licences de pêche demandées par la France pour la bande côtière des 6-12 milles de la Grande-Bretagne, de Jersey et de Guernesey, n’ont pas été octroyées par les Britanniques, 74 de nos pêcheurs n’ayant toujours pas obtenu satisfaction", précise les sénateurs dans leur rapport.
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Pour Alain Cadec, rapporteur, "l’enjeu n’est pas d’augmenter notre effort de pêche, mais simplement de le stabiliser. La Commission européenne ne semble pas mécontente de la baisse de l’effort de pêche au nom de la préservation de la ressource, qui est pourtant gérée plus durablement aujourd’hui qu’il y a vingt ans. Ne semblant tenir aucun compte de la passe difficile traversée par les pêcheurs – Covid-19, Brexit –, la Commission a d’ailleurs proposé une nouvelle baisse des totaux admissibles de capture (TAC) dans les eaux communautaires, avec par exemple -36 % sur la sole dans le golfe de Gascogne. Alors que deux tiers des produits de la mer dans nos assiettes sont déjà issus de l’importation, que notre flotte a déjà été considérablement réduite ces dernières années, et que les Chinois sillonnent les mers avec leurs bateaux-usines, il faut à mon sens éviter le spectre de la "durabilité dans un seul pays"".
Les négociations se poursuivaient cette semaine sous l'égide de la Commission européenne, Paris ayant accepté, après quelques récentes avancées, de poursuivre le dialogue avant d'engager une éventuelle procédure de contentieux contre Londres.