Surproduction et valorisation inexistante ont poussé la SA Boyer, expéditeur à Moissac (Tarn-et-Garonne), à jeter 500 t de melons depuis le 20 août. La moitié était déjà stockée et conditionnée, l’autre venait juste d’être ramassée. A cela se sont ajoutées 100 à 200 t laissées aux champs. L’ensemble provenait uniquement de la propre production de l’entreprise, afin de ne pas défavoriser les petits producteurs qui lui livrent leur récolte et de les soutenir. « Les melons sortent de la station entre 0,40 et 0,50 €/kg, ce qui est tout juste le coût de production, explique Jean-Marc Boyer, directeur général de production. Nous avons vécu quatre semaines de non-rentabilité et n’avons pris aucune marge sur le melon standard pendant quinze jours. Cet épisode a tué la saison. Il aurait fallu que tous les opérateurs fassent comme nous, car il y avait beaucoup trop de stocks en France. » Pour mettre fin à cette situation récurrente, Jean-Marc Boyer souhaiterait une baisse de 10 % de la production chez tous les gros producteurs cultivant plus de 50 ha, un meilleur lissage de la marchandise et la création d’une caisse de péréquation pour l’amont de la filière.
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