Le cours mondial de la poudre de lactosérum doux a été divisé par quatre en 18 mois, selon Bongrain, et celui de la poudre 0 % a suivi la même tendance. Alors que la filière laitière négocie sur un nouveau système de fixation du prix du lait, le groupe Bongrain affirme à son tour (après Lactalis notamment) qu’il faut ajuster le prix d’achat du lait à sa valorisation et en particulier à celle des produits industriels.
« Cet ajustement est incontournable pour réduire l’effet de ciseau auquel le groupe est confronté », indique le groupe. En 2008, Bongrain a vu son résultat opérationnel courant chuter de 43,3 %, passant à 86,5 millions d’euros, tandis que son résultat net s’est dégradé de 76,5 %, à 38 millions d’euros. Autre phénomène en 2008 : l’émergence des états-Unis dans les échanges mondiaux de poudre de lait écrémé et de beurre, du fait d’un dollar faible pesant sur les exportations européennes.
« Bongrain est un important opérateur en beurre. Les Etats-Unis fragilisent les positions de l’Union européenne et de la Nouvelle-Zélande », explique Robert Brzusczak, directeur général délégué de Bongrain. Par ailleurs, le groupe va lancer une offre de fromage à prix attractif sous le nom « ma marque à prix doux », a indiqué Jean-Paul Torris, autre directeur général délégué du groupe.