Face au retrait de la collecte en 2026, FranceAgriMer anticipe une forte baisse des utilisations d’orge bio en malterie, et un recul limité en alimentation animale. Les prix, en forte progression depuis le début de campagne, semblent se replier sur le débouché brassicole.
En France, le stock de fin de campagne en orge bio est en repli d’un bilan sur l’autre, en cette année de sécheresse persistante et de canicules à répétition qui ont dégradé le potentiel de production. Le stock de fin de campagne de blé tendre bio est attendu à 18 382 t en 2026-2027, contre 19 857 t en 2025-2026, soit une baisse de 7 %, selon le bilan publié par FranceAgriMer le 9 octobre 2026.
La moindre demande en malterie limite le repli du stock final
La campagne 2026-2027 se caractérise par une baisse des ressources en orge bio (qualités fourragère et brassicole confondues) qui se répercute sur les utilisations, et ce, dans la même proportion (- 9 % d’une campagne à l’autre). L’offre s’établit ainsi à 89 857 t et la demande à 69 975 t sur la campagne actuelle.
Le repli des ressources s’explique par une moindre collecte (65 000 t, contre 81 846 t la campagne précédente), partiellement compensée par une hausse des importations (5 000 t, contre 4 500 t), à mettre sur le compte des fabricants d’aliments pour animaux (4 000 t, contre 3 413 t).
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En ce qui concerne les utilisations, le principal poste impacté par la moindre collecte concerne les exportations, en baisse de 4 000 t (- 25 % à 12 000 t). Puis vient la malterie, en repli de 2 000 t (- 17 % à 10 000 t), en raison d’un marché de la bière en berne. Les incorporations en alimentation animale ont également été rognées, de 1 700 t (- 5 % à 32 000 t).
Pour équilibrer ce bilan, le stock final recule d’environ 1 500 t pour s’établir à 18 382 t (-7 %).
Des évolutions de prix différentielles en fonction du débouché
Dans ce contexte d’offre limitée, les prix de l’orge fourragère bio ont progressé depuis le début de la campagne 2026-2027, passant de 260-290 €/t le 2 juillet 2026 à 300-340 €/t le 28 octobre 2026. Et la tendance haussière ne devrait pas s’arrêter de sitôt, la demande des fabricants d’aliments pour animaux se tournant davantage vers l’orge et le blé fourragers, face à une récolte de maïs catastrophique.
Quant à l’orge de brasserie bio, ses prix ont commencé par grimper pour tenir compte de la contraction de l’offre brassicole, passant de 370-400 €/t début juillet à 420-450 €/t à la mi-septembre. Puis, ils ont entamé une tendance baissière, pour s’établir à 410-450 €/t en cette fin octobre. La demande des malteurs n’a en effet pas suivi la hausse des cours, faute d’appel d’air de la part des brasseurs, confrontés à une consommation de bière en retrait.